Force Républicaine

Solidarité et lutte contre la pauvreté

La France compte 8,7 millions de personnes ayant un revenu situé en dessous du seuil de pauvreté, soit environ 14 % de la population. Parmi elles, plus de 4 millions de personnes sont bénéficiaires de minima sociaux. La première des pauvretés est celle qui résulte de la perte d’un emploi ou de l’extrême difficulté d’en trouver un. C’est pourquoi je propose aux Français des mesures fortes qui, seules, permettront de créer un environnement réellement favorable à la création d’emplois.

Mais la pauvreté, c’est aussi celle des personnes frappées par le mal-logement ou qui sont sans domicile, c’est aussi celle des travailleurs pauvres, celle des femmes seules et des familles monoparentales, celle des jeunes qui ont du mal à démarrer dans la vie, celle des personnes âgées ou handicapées et isolées, en ville comme en milieu rural, etc.

Par la création d’une allocation sociale unique (ASU), je veux rendre plus simple, plus juste et plus efficace le système des minima sociaux. L’intégration de la prime d’activité dans l’ASU permettra d’apporter un soutien au pouvoir d’achat des personnes qui ont repris une activité mais ne perçoivent qu’un revenu très modeste.

Je veillerai à ce que les pouvoirs publics travaillent dans un esprit de dialogue et de concertation avec tous les intervenants et partenaires publics, privés et associatifs du travail social ainsi qu’avec les régions et territoires.

Les propositions
Simplifier pour remettre l’homme au cœur des dispositifs d’aide sociale
  • 1
    Désigner un interlocuteur unique pour chaque personne  en situation d’exclusion. La désignation d’un référent de parcours chargé d’accompagner chaque personne sur la base d’un projet individuel et global d’insertion et d’autonomie sera généralisée dans le souci d’une relation humaine et continue.
  • 2
    Simplifier les démarches : développer l’outil numérique au service des personnes. Pour que chaque personne accompagnée n’ait plus à exposer plusieurs fois sa situation, je mettrai en place un dossier social unique.
Mobiliser toute la nation contre la pauvreté
  • 3
    Saisir, avant la fin de l’année 2017, le Parlement d’un projet de plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté et l’exclusion.
  • 4
    Mobiliser la Nation en faveur des jeunes confrontés à la pauvreté et à la précarité. La « Garantie Jeunes » sera accordée à tous les jeunes les plus éloignés de l’emploi à la condition qu’ils respectent les termes du Contrat d’insertion qui leur sera proposé par une Mission locale ou par toute autre instance habilitée.
  • 5
    Désengorger l’accès aux structures d’accueil et d’hébergement d’urgence. Chaque citoyen français, chaque étranger en situation régulière doit pouvoir accéder à l’hébergement d’urgence. Les demandeurs d’asile seront accueillis dans des structures spécifiques leur permettant de vivre dans des conditions décentes en attendant que leur situation administrative soit réglée.
  • 6
    Favoriser le logement pérenne : mieux vaut un vrai logement qu’un hébergement d’urgence. Je veillerai à ce qu’une part des attributions de logements sociaux soit réservée aux personnes accueillies dans les structures d’urgence et je multiplierai les formules de type pensions de famille et logement en studios avec un accompagnement social adapté qui sont aujourd’hui expérimentées par de nombreuses associations.
  • 7
    Ouvrir plus largement l’accès des personnes les plus démunies au logement social.
  • 8
    Lutter contre la précarité énergétique dans le logement. La précarité énergétique, c’est la difficulté de chauffer son logement en raison de la faiblesse de ses ressources. J’agirai pour généraliser la formule du chèque-énergie qui vient remplacer les tarifs sociaux de l’énergie et je poursuivrai les programmes d’aide à la rénovation thermique des logements.
Encourager toutes les initiatives solidaires
  • 9
    Renforcer la coopération des pouvoirs publics avec le secteur de « l’Economie Sociale et Solidaire » en développant une relation basée sur le principe de conventions partenariales pluriannuelles afin que les nombreuses structures de ce secteur, en particulier celles de l’insertion par l’activité économique, puissent bénéficier d’un soutien stable dans le temps.
  • 10
    Encourager toutes les initiatives solidaires de la société civile. Accompagner et soutenir les associations humanitaires, les associations professionnelles, les réseaux de voisinage de proximité ainsi que les entreprises mobilisées dans le social business.
  • 11
    Accompagner les évolutions des métiers du travail social. L’effort engagé en France par les acteurs et professionnels de l’action sociale en vue de faire évoluer leurs métiers sera maintenu et encouragé.
  • 12
    Encourager les démarches d’expérimentation et d’innovation sociale. Les pouvoirs publics appuieront les expérimentations locales conduites dans les territoires telles que celles déployées depuis un an dans le cadre de la loi du 29 février 2016 relative aux territoires zéro chômage de longue durée.