Fillon 2017

Pouvoir d’achat et fiscalité

Entre 2012 et 2017, les socialistes auront augmenté les impôts comme jamais en France. Avec pour résultat une paralysie de l’activité économique et un appauvrissement des classes moyennes, qui ont supporté l’essentiel de ce matraquage. Ce fardeau fiscal, je veux l’alléger pour redonner de l’air aux Français.

Ces allègements devront être progressifs, à mesure que nous réduirons la dépense publique, pour ne pas creuser les déficits et la dette que nous transmettrons à nos enfants. Ils devront être équitables, en bénéficiant avant tout aux classes moyennes : familles, salariés, retraités, épargnants. Ils devront aussi être efficaces : nous devons modifier la structure de notre fiscalité pour rendre notre pays plus compétitif dans la compétition mondiale et préserver nos emplois. Par ailleurs, nous ne mettrons pas en œuvre le prélèvement à la source et nous engagerons dès 2018 une réforme des modalités de prélèvements en vue de développer la mensualisation et la contemporanéité des revenus et des prélèvements.

Je mettrai en œuvre cet allègement de manière déterminée, parce que les Français doivent pouvoir profiter des fruits de leur travail et de leurs investissements.

Les propositions
Redonner du pouvoir d’achat
  • 1
    Mettre en place un abattement forfaitaire généralisé des cotisations sociales salariées, ce qui permettra une augmentation immédiate des salaires nets sur la fiche de paie de l’ordre de 350€ par an par salarié (700€ par an pour un ménage ou les deux travaillent).
  • 2
    Revaloriser les retraites inférieures à 1000€ en les augmentant de plus de 300€ par an, et les petites pensions de réversion de 10% (cela bénéficiera à plus de 300 000 veuves et veufs).
  • 3
    Relever progressivement le plafond du quotient familial à 3 000 euros pour réduire l’impôt sur le revenu des familles, qui ont été particulièrement pénalisées par les socialistes.
  • 4
    Permettre aux Français de transmettre leur patrimoine plus rapidement, en réduisant de 15 à 10 ans le délai entre deux donations ce qui permettra de renforcer le pouvoir d’achat des jeunes.
  • 5
    Développer l‘intéressement dans les entreprises de moins de 50 salariés pour permettre aux salariés des petites entreprises de bénéficier des fruits de leur travail
  • 6
    Permettre aux Français de vendre plus facilement leurs biens immobiliers en ramenant de 30 à 22 ans le délai d'exonération des plus-values
Réformer notre fiscalité pour favoriser la création d’emplois
  • 7
    Supprimer l’ISF dès 2018 pour garder en France des capitaux qui seront investis dans des entreprises françaises et qui créeront des emplois en France. Remplacer les mécanismes de déduction existants sur l’ISF (qui financent les entreprises innovantes ou les fondations) par des mécanismes de même nature s’appliquant à l’impôt sur le revenu. La déduction de l’investissement dans les PME sera de 30% dans la limite d’un million d’euros pour un couple.
  • 8
    Mettre en place un taux unique d’imposition des revenus du patrimoine à 30% pour favoriser l’investissement dans les entreprises et donc la création d’emplois.
    Le régime fiscal actuel des revenus fonciers ainsi que celui de l’assurance-vie et des livrets d’épargne populaire (notamment du livret A) seront maintenus.
  • 9
    Mettre en place une « TVA compétitivité » en augmentant de 2 points le taux normal. Les taux intermédiaire, réduit et super-réduit resteront inchangés : les produits de première nécessité et les services publics ne seront donc pas touchés. Cette TVA compétitivité permettra de financer la baisse des charges pesant sur les salaires pour redonner de la compétitivité à nos entreprises et donc créer des emplois. Cette augmentation de la TVA permet aussi de faire contribuer les importations et donc les producteurs étrangers au redressement du pays.
  • 10
    Doubler le plafond de versement dans le « PEA PME » pour le porter à 150 000 euros afin de renforcer le financement des PME et des ETI, et donc favoriser la création d’emplois.