Fillon 2017

Laïcité

Je suis un ardent défenseur du principe de laïcité. C’est l’un des fondements de la cohésion nationale, qui permet à chacun de croire ou de ne pas croire et garantit le respect par l’Etat des convictions intimes de chacun. J’entends conforter le cadre juridique qui a permis jusqu’ici aux croyants de coexister, ainsi qu’avec les agnostiques ou les athées, dans le respect les uns des autres et des principes républicains. Je ferai en sorte que l’islam s’approprie pleinement  ce cadre en l’aidant à se structurer.

Les religions ont toute leur place en France, à la condition qu’elles acceptent le cadre commun tracé par nos principes fondamentaux et nos règles de vie communes. Cette laïcité est un principe fort car fondateur et en même temps fragile car reposant sur un équilibre. Elle est aujourd’hui malmenée. Je serai intransigeant envers tout repli communautariste qui entendrait placer ses conceptions propres  au-dessus des lois de la République.

La loi de 1905 a fait ses preuves et a créé une structure juridique, l’association cultuelle, qui permet aux cultes de disposer d’aide au financement (avantages fiscaux pour les dons par exemple) et à l’administration d’exercer une forme de contrôle administratif. Il faut que toutes les religions se constituent en association cultuelle, pour la gestion des lieux de culte.

Par ailleurs, les phénomènes de radicalisation de grande ampleur que nous avons connus depuis trois ans, avec le départ de centaines de jeunes Français vers des théâtres de guerre et les conséquences dramatiques pour notre pays qui s’en sont ensuivies, ne sont pas dépourvus de racines religieuses – fussent-elles perverties . La réponse à ces déviances de l’islam appartient pour une large part, dans un état laïc, aux musulmans eux-mêmes et au premier chef à leurs responsables.

Conforter notre conception de la laïcité et lutter fermement contre le totalitarisme islamique seront les deux axes de mon projet pour une laïcité assumée.

Les propositions
Conforter notre conception de la laïcité qui a permis d'établir une coexistence harmonieuse des cultes dans le respect des valeurs de la République
  • 1
    Rendre obligatoire pour toute religion la constitution d'association cultuelle (ou son équivalent l’association diocésaine) pour la gestion des lieux de culte. Ainsi le culte musulman accédera comme tous les autres à tous les leviers de financement, la contrepartie étant la transparence des comptes.
  • 2
    Créer un statut de Fondation à objet religieux pour que les dons et legs de personnes privées puissent être recueillis en toute transparence et contribuer à un meilleur financement du culte, notamment musulman (construction d’édifices, formation des ministres du culte). Il est indispensable de mettre fin, lorsqu’ils existent, aux financements étrangers des cultes et en particulier au système dit des « imams détachés ». Conformément aux principes de la loi de 1905, l’implantation des aumôniers dans les hôpitaux, les prisons et les écoles sera consolidée.
  • 3
    Veiller à la diffusion et à la bonne compréhension des règles découlant du principe de laïcité et du refus du communautarisme. Ces principes devront être diffusés et expliqués à l'école, dans les modules de contrat d'intégration républicaine et dans les formations de fonctionnaire. Les sanctions en cas de méconnaissance de ces obligations devront être identifiées et appliquées.
  • 4
    Permettre à chacun d'être enterré sur le sol français, dans le respect de ses croyances. Je souhaite engager une réflexion avec l'ensemble des acteurs concernés - et au premier chef les maires avec comme objectif de donner une base juridique solide aux cimetières confessionnels.
Lutter contre le totalitarisme islamique avec la plus grande fermeté
  • 5
    Mobiliser tous les acteurs locaux pour lutter contre la radicalisation et au premier chef les représentants du culte musulman. Ils doivent prendre leurs responsabilités et ce sujet doit figurer en bonne place du dialogue local entre préfets, élus et responsables musulmans. L'insertion des responsables religieux dans les cellules de suivi auprès des préfets doit être poursuivie et amplifiée.
  • 6
    Permettre aux préfets, au-delà de la fin de l'état d'urgence, d'ordonner une fermeture des lieux de culte lorsque leur activité est de nature à porter une atteinte grave à l'ordre public et à la sécurité intérieure et modifier, si nécessaire, le régime juridique de dissolution des associations et des groupements, qui remonte à 1936, pour permettre la dissolution d’associations prônant le djihad. Je mobiliserai chaque fois que nécessaire les articles de la loi de 1905 sanctionnant l’appel à provocation contre les principes et lois de la République.