Sécurité

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Contre tout ce qui porte préjudice à la sécurité des Français, ma politique tient en deux mots : IMPUNITÉ ZERO !

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Les terribles attentats qui ont endeuillé la France en 2015 ont servi de révélateurs de notre mauvaise approche des enjeux de sécurité intérieure depuis des années. Mon Gouvernement avait engagé les réformes nécessaires pour y remédier mais il n’a pas pu aller aussi loin que je le souhaitais. La délinquance est la conséquence d’absence de sanction, de vision globale, d’intégration et de confiance dans le terrain. L’impunité a engendré un manque d’autorité sociale qui rejaillit sur l’école et toutes les institutions qui doivent évoluer pour regagner le terrain perdu.

L’actuel Gouvernement a non seulement reculé sur tous ces points mais il a considérablement accru le mal par idéologie, désorganisation de la chaîne pénale, réagissant au coup par coup et par un état d’urgence dont l’inscription dans la Constitution amplifierait les difficultés, en accordant à l’Etat tous les droits, au lieu de les résoudre. La France n’a pas besoin de plus de policiers, gendarmes ou de plus de lois, (« Quand un peuple n’a plus de mœurs il crée des lois », Tacite) mais que policiers et gendarmes soient dotés de moyens d’action matériels et juridiques à la hauteur des défis et que leur coordination soit renforcée. Une révolution des esprits est nécessaire pour produire une culture du résultat pour la sécurité de tous les Français avec l’aide des magistrats. C’est pourquoi le détail des actions de police sera présenté en même temps que celui de la justice.

Les Gouvernements de François Hollande ont politisé la sécurité intérieure au lieu de la renforcer. En travestissant d’abord la réalité : l’Office National de la Délinquance et de la Réponse Pénale, organisme indépendant, a été doublé d’une structure ministérielle qui ne communique qu’en fonction des besoins du moment. On nie la vérité mais tout montre que la délinquance augmente. La loi du 15 août 2014 de Christiane Taubira a en plus officialisé la quasi impunité des délinquants en supprimant le programme de construction de places de prison, en soumettant l’action pénale aux possibilités d’incarcération et non aux besoins réels. Le renseignement a été sacrifié à des vues politiciennes en le détachant des services opérationnels. La lutte contre le terrorisme est quant à elle coordonnée par une cellule ministérielle qui ne tient pas compte du travail des policiers. Le Gouvernement n’a pas d’autre stratégie que celle du chiffre : plus de policiers pour enrayer le chômage, mais des policiers sans pouvoir puisque ce sont des emplois jeunes au rabais. Et quand l’émoi face aux attentats aboutit au recrutement de 10 000 policiers, on ne prévoit ni leur formation ni leur niveau de compétence.

Improvisation et coups de menton ne remplacent pas une vraie stratégie. La seule possible est de renforcer la chaîne de la sécurité en renforçant chacun de ses maillons, à tous les niveaux. Le rôle de l’Etat est de se concentrer sur le terrorisme, les crimes et délits, d’organiser la coopération entre toutes les forces qui contribuent à la sécurité nationale, de veiller au respect des libertés encadrées par les magistrats, avec une seule exigence : le résultat.

La politique de sécurité intérieure que je veux conduire est double. Il faut d’abord renforcer les pouvoirs des forces de l’ordre nationales en leur donnant immédiatement des moyens accrus et en assurant la sanction des délinquants. Pour autant, on ne peut pas ensuite tout demander à ces forces : il est temps de confier aux polices municipales et à la sécurité privée des moyens d’action pour participer à la reconquête des territoires. La police de terrain ne relève pas exclusivement de l’Etat mais aussi des collectivités. Pour cela des coopérations sont nécessaires et un changement des cultures indispensable pour rendre possible ce double mouvement.

Je souhaite promouvoir une vraie sécurité intérieure, soucieuse de la protection de tous les Français. La rupture est là, à travers quatre axes et dix actions.


1. LUTTER DE MANIÈRE IMPLACABLE CONTRE LE TERRORISME ET RENFORCER L’EFFICACITÉ DES FORCES DE L’ORDRE NATIONALES

Je propose de prendre des mesures exceptionnelles pour protéger les Français des conséquences de la guerre contre le terrorisme :

réduire notre exposition au danger en n’organisant que les rassemblements publics que les forces de l’ordre sont capables de protéger.
expulser les étrangers qui présentent un danger pour la sécurité nationale et ceux qui ont été condamnés pour des faits de délinquance, ce qui revient à rétablir la double-peine.
appliquer le livre IV du code pénal et en particulier les dispositions qui permettent de condamner à des peines allant jusqu’à 30 ans de prison tous les Français qui entretiennent des relations avec l’ennemi. Ceci vaut en particulier pour tous ceux qui se sont rendus en Syrie et en Irak.
mettre en œuvre le rapport de la mission Fenech en particulier sur la réorganisation du renseignement.
organiser la résistance de la société française aux attaques qui la visent.

Pour répondre à la menace terroriste, il faut d’abord améliorer l’organisation du renseignement trop cloisonné. Il faut aussi mener une politique de prévention de la radicalisation qui revient à une approche territoriale globale des déviances vers la délinquance, la criminalité et la radicalisation.


2. SÉCURISER NOS FRONTIÈRES ET ACCROÎTRE LA COOPÉRATION EUROPÉENNE

Notre sécurité aux frontières est essentielle pour prévenir le terrorisme. Elle est dépendante de la coopération européenne et mondiale.


3. FAIRE CONFIANCE AUX MAIRES POUR GAGNER LA BATAILLE DE LA SÉCURITÉ AU QUOTIDIEN ET DE LA TRANQUILLITÉ PUBLIQUE

Les polices municipales répondent à une logique ignorée depuis trop longtemps : celle de la responsabilité des maires en matière de police de terrain. Celle-ci a été reconnue par une loi en 2007 qui n’a pas donné aux magistrats municipaux les moyens de leur politique. Il faut y remédier.


4. RÉTABLIR L’AUTORITÉ PAR LA CERTITUDE DE LA SANCTION ET L’APPLIQUER AUX RAPPORTS SOCIAUX, À L’ÉDUCATION ET AUX TRANSPORTS

L’autorité nécessaire des représentants de l’ordre des agents publics pour conduire ces actions ne pourra s’obtenir que si la certitude de la sanction est effective. Pour abolir l’impunité, nous étendrons la procédure de transaction ou de contravention à toutes les infractions qui troublent l’ordre public au quotidien (80%).

Pour mettre fin à l’intox, je partage !

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