Entrepreneuriat

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Entreprendre, c’est prendre sa vie en main !

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Dans un contexte où le chômage ne cesse d’augmenter, les PME1 et ETI2 – qui représentent 72 % des emplois – sont les seules à générer encore une création nette de postes de travail. Ainsi, les ETI ont créé 90 000 emplois depuis 2009, quand les grands groupes en supprimaient 50 000. Mais, parce que leur résultat net moyen a baissé de 27 % sur la même période, les ETI peinent à tenir la cadence et n’ont créé que 5 620 postes en 2014, contre près de 30 000 en 2009.

Le nombre annuel de créations d’entreprise est passé de 180 000 à 550 000 en quinze ans. Le sujet n’est donc pas la création d’entreprises, puisqu’elle est florissante, notamment grâce au statut de l’auto-entrepreneur. Le problème qu’ont les entrepreneurs, n’est pas de créer, mais de grossir, de recruter, de vendre plus, de faire suffisamment de bénéfices. Seulement 6% des entreprises françaises dépassent 10 salariés, alors qu’elles sont 17 % en Allemagne. La France aide les créateurs mais les contraint ensuite à rester petits : c’est le mal structurel contre lequel il faut lancer une véritable politique de l’entreprise, à la fois culturelle, éducationnelle, fiscale et sociale.

Je propose un changement de culture radical indispensable à une action déterminante en faveur de l’entrepreneuriat. Il faut l’affirmer : la France a besoin d’entrepreneurs si elle veut recoller aux nations les plus performantes et si elle veut offrir des perspectives à ses jeunes. Créer une entreprise, c’est prendre sa vie en main, c’est un vecteur d’émancipation individuelle. En créant, l’entrepreneur donne un sens à son travail et – au-delà – à sa vie. Il prend également un risque personnel, parfois très important.

Il faut conduire une action massive pour créer un écosystème favorable à l’épanouissement des PME, à leur développement, à leur croissance et à leur transmission. N’en déplaise à la gauche, la création d’emplois ne peut pas se faire sans création de richesse et sans perspectives de croissance.

J’ai déjà eu l’occasion défendre en matière de Compétitivité les propositions suivantes :
– baisser les charges patronales significativement quel que soit le niveau de salaire, ainsi que les impôts pesant sur la production.
– supprimer l’ISF.
– autoriser le licenciement pour réorganisation économique.
– augmenter les seuils sociaux.
– supprimer les 35 h.


1. Il faut faciliter le financement des PME

Le taux d’épargne des Français avoisine 16 % du revenu disponible (comme en Allemagne, contre 6 % en Angleterre). Or, une infime partie de cette épargne s’oriente vers les PME. Il faut développer massivement l’investissement des particuliers (qui apportent leur expertise et leur réseau en plus du financement) dans la création et le développement des PME, en s’inspirant de l’Entreprise Investment Scheme au Royaume-Uni, tel que l’a déjà proposé l’Atelier Numérique.


2.Simplifier la gestion des entreprises en limitant les contraintes imposées et les risques encourus

Nous avons aujourd’hui le devoir de créer un électrochoc : assouplir le droit du travail, alléger massivement le coût du travail, et plus seulement sur les bas salaires, afin d’attirer les talents qui feront grandir l’entreprise et d’augmenter sa capacité bénéficiaire et d’investissement. Une PME respire en fonction de ses commandes et doit faire face aux turbulences de son marché. Elle doit pouvoir embaucher/débaucher de façon souple. Il faut aussi mieux protéger les créateurs d’entreprise qui prennent des risques personnels et supprimer les contraintes juridiques coûteuses et de faible utilité.


3. Encourager l’ensemble des acteurs susceptibles de devenir entrepreneurs

Tout doit être fait pour encourager les salariés et demandeurs d’emploi à créer ou reprendre une entreprise susceptible de créer des emplois et de sortir du système de l’assurance chômage d’autres demandeurs d’emploi. Il faut également reconnaitre le potentiel important que représentent les femmes entrepreneurs, aujourd’hui bien moins nombreuses que les hommes à se lancer. Pour que les nouvelles sociétés aient toutes les chances de perdurer, un bon accompagnement est indispensable. En complément des structures d’accompagnement existantes, de nombreux retraités ou cadres sans emploi de plus de 50 ans disposent des compétences recherchées par les entrepreneurs. Il faut capitaliser sur leurs savoir-faire.


4. Enfin, pour créer une véritable culture de l’entrepreneuriat, il faut agir sur l’éducation et la recherche

La culture de l’entrepreneuriat est tout d’abord insuffisante chez les jeunes. Les élèves du secondaire souffrent, sauf exceptions, d’une méconnaissance généralisée du monde de l’entreprise et de l’acte d’entreprendre. Il faut offrir à tous les élèves du secondaire une sensibilisation à l’acte entrepreneurial, ainsi qu’une compréhension générale du monde professionnel, des acteurs économiques et des métiers. En parallèle, l’apprentissage connaît en France une difficulté chronique à s’imposer, comme l’a démontré l’Atelier Emploi les Jeunes : il est en baisse de 3,2 % en 2014 par rapport à 2013, et de 8 % par rapport à 2010. Il y a près de 4 fois moins d’apprentis en France qu’en Allemagne où 55 % des élèves d’une classe d’âge vont en apprentissage et où certains grands patrons sont d’anciens apprentis. La culture entrepreneuriale manque également dans la recherche. Il faut donner aux laboratoires une culture de marché et transformer les innovations en succès industriels


Ce new deal entrepreneurial suppose un changement culturel en faveur de l’entrepreneuriat. L’adaptabilité, l’innovation, la prise de risque doivent être valorisées et soutenues.

Le Président montrera l’exemple : il associera systématiquement à ses voyages des PME, choisies selon des critères transparents de performance et d’innovation.

Pour mettre fin à l’intox, je partage !

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