Enseignement supérieur et recherche

ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET RECHERCHE

PARACHEVER L’AUTONOMIE

consulter les propositions détaillées

Notre enseignement supérieur, dans ses différentes composantes, est une richesse. La France doit accompagner la pluralité de ses acteurs pour qu’ils offrent ce qu’ils ont de meilleur à la Nation. Les choix stratégiques relèvent d’abord des acteurs, selon un principe de subsidiarité. Il faut af rmer la culture de responsabilité, inhérente à la logique d’autonomie. Ce sont les projets développés sur différents sites qui conduisent à des rapprochements éventuels et souhaitables entre les différents acteurs, et non l’inverse comme tente de l’imposer le ministère actuel. L’avenir verra progresser l’autonomie en l’amplifiant, conformément au projet initial de 2007. Le temps des structures est derrière nous. Le temps des hommes et des femmes est lui, résolument, devant nous. L’étudiant et l’enseignant-chercheur doivent être placés au cœur de ce projet qui vise à faire de la France la première puissance européenne d’ici dix ans en matière d’enseignement supérieur et de recherche.


ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

Pour les étudiants : une formation de haut niveau préparant à l’insertion professionnelle

  • Rénover le baccalauréat. Garantir l’accès des bacheliers à l’enseignement supérieur ne veut pas dire que le baccalauréat offre le droit d’accéder à n’importe quelle formation, n’importe quel diplôme de l’enseignement supérieur ni d’y accéder indéfiniment. Il faut d’abord repenser à l’organisation de nos baccalauréats, général et technologique, pas seulement pour les simplifier mais aussi pour en revaloriser le contenu.
    C’est à cette condition que l’Université pourra faire réussir tous ceux qui se sont préparés dès le lycée à la voie d’enseignement supérieur pour laquelle ils postulent et qui ont l’envie et le talent nécessaires pour y parvenir.
  • Opérer une vraie politique de requalification de la formation en BTS, car nos entreprises, mais aussi l’administration ou le secteur médico-social, ont besoin plus que jamais de techniciens supérieurs.
  • Donner aux universités toute liberté pour créer des filières d’excellence répondant aux besoins exprimés par la Nation.
  • Donner aux universités toute liberté pour fixer leurs règles d’admission en Master, donc l’entrée en 4e année.
  • Encourager le doctorat comme marqueur de la très haute qualité scientifique et permettre aux docteurs l’accès aux plus éminentes responsabilités non seulement dans le secteur privé mais encore dans l’administration.
  • Organiser la prise en charge nancière adaptée des étudiants le nécessitant.
    Le système actuel des bourses est perfectible et il est essentiel de renforcer la place du mérite dans leur attribution.
  • Accompagner les étudiants vers l’insertion professionnelle. C’est comprendre que l’enseignement supérieur doit composer logiquement avec l’alternance et l’apprentissage. La formation tout au long de la vie, qui doit privilégier massivement l’utilisation des nouvelles technologies d’enseignement, est le chantier majeur auquel les établissements d’enseignement supérieur français sont confrontés et pour lequel tout est à faire. Enfin, la dimension entrepreneuriale doit être toujours davantage encouragée.

Pour les enseignants-chercheurs : redonner de la fierté et de la liberté

  • Stabiliser les effectifs académiques des établissements pour mener à bien des projets de long terme. Ces derniers supposent des équipes structurées et pérennes pour la durée des projets.
  • Accroitre la capacité d’agir pour répondre à des demandes nouvelles par un allégement drastique des contraintes statutaires et pratiques et en entrant dans une logique de confiance.
  • Encourager l’internationalisation et favoriser la mobilité professionnelle afin de diversifier et enrichir la carrière, à l’instar de ce qui est aujourd’hui une réalité internationale. Redonner, pour cela, de l’attractivité pour la carrière en France, notamment en termes de rémunération.
  • Laisser les établissements choisir leurs enseignants-chercheurs, fonctionnaires et/ou contractuels tout en s’assurant de leur haut niveau par un avis favorable d’une autorité nationale indépendante. De même, fixer des règles éthiques qui encadrent l’éventuelle promotion d’un maître de conférences comme professeur dans son université d’exercice.
  • Systématiser l’évaluation par les pairs en l’associant à un dispositif incitatif de progression dans la carrière. Les conditions de l’intervention des pairs méritent débat avec la communauté universitaire, en particulier leur mode de désignation. On ne peut plus laisser les évaluateurs être choisis non en fonction de leurs qualités scientifiques mais du score obtenu par le syndicat qui les a désignés sur une liste électorale.
  • Consulter systématiquement les équipes d’universitaires et de chercheurs sur les grands sujets d’avenir de la nation, non seulement en faisant appel aux institutions existantes (Académies…) mais en développant des moyens s’appuyant sur les nouvelles technologies.

Pour les établissements : donner l’autonomie pédagogique et budgétaire

Permettre l’expérimentation de dispositifs de gouvernance nouveaux dérogeant aux règles générales.

  • Alléger la structure ministérielle pour qu’elle soit vraiment plus stratège et plus opérationnelle : transférer de la rue Descartes vers les établissements nombre de cadres, administrateurs civils en particulier, mais aussi cesser de leur adresser des circulaires sur tous les sujets.
  • Evaluer les établissements. L’évaluation doit porter sur la formation et l’insertion professionnelle, la recherche et la gestion. Menée par une autorité indépendante, l’évaluation doit emporter de réelles conséquences, notamment au niveau du nancement public de l’établissement.
  • Augmenter le financement de l’enseignement supérieur. Cela passe par l’augmentation de la part de l’Etat, le soutien du secteur privé mais aussi des ressources propres des universités. « La vérité des coûts et des prix » doit guider les établissements qui doivent désormais avoir la liberté de fixer les frais de scolarité applicables aux étudiants préparant les diplômes nationaux de master et de doctorat, dans le cadre d’une fourchette négociée avec l’Etat.

RECHERCHE

  • Redonner la priorité à la créativité et aux équipes.
    Financer leurs projets les plus innovants, en redonnant d’importants moyens à l’agence nationale de la recherche (ANR), en l’encourageant à donner la primeur à la prise de risque et à l’originalité dans tous les domaines de la science ; donner une nouvelle impulsion aux investissements d’avenir et au soutien dans la durée des projets d’excellence.
  • Donner aux chercheurs la possibilité de passer des contrats de travail qui correspondent aux contraintes et spécificités temporelles de la recherche et, au-delà, faciliter leur vie en simplifiant les procédures qui les concernent : davantage d’évaluation a posteriori de projets, plutôt que de multiples contrôles en amont.
  • Favoriser l’innovation : la poursuite de la simplification des mécanismes de valorisation sera complétée par un encouragement de l’entreprenariat, une stabilité garantie de la politique sur le crédit Impôt-Recherche assortie de la mise en place d’un mécanisme qui permettra à ce CIR de profiter aux laboratoires et non aux seules entreprises.
  • Renouer avec l’excellence de la recherche française :
    c’est aussi lui donner une véritable place dans la société, et vouloir inscrire cette dimension et les innovations qui en découlent au cœur de la décision publique.

Pour mettre fin à l’intox, je partage !

Partager cette pagePartagerTweeterPartager

Commentaires

  1. Bonjour,

    Vous souhaitez augmenter la rémunération des apprentis.
    Hors ceux-ci bénéficient déjà de scolarité gratuite, ce qui en plus du salaire, créé une grosse différence entre les étudiants temps plein et les apprentis.
    Exemple : école d’ingénieur à 8.000 euros par an pour du temps plein et 0 euros + salaire + cotisation retraire pour un apprenti préparant le même diplôme.

    Il faudrait mieux aider les écoles financièrement car beaucoup vont fermer…

    Comment meta

    code postal: 93320
  2. Je suis d’accord avec la grande majorité des propositions avancées mais que prévoyez-vous contre les grands maux de l’Université (clientélisme, politisation, idéologies) qui sont en train de gangréner la liberté de la recherche, voire la liberté de pensée?

    Comment meta

    code postal: 92310
  3. Le problème de la recherche en France est bien plus complexe. La charge administrative, le manque d’embauches (des post doc pendant 10 ans après le doctorat) et des salaires misérables. Toucher moins de 2500 euros à 40 ans en étant en CDI ne fait pas rêver les chercheurs… ils fuient à l’étranger. Surtout quand ils voient, dans leur service, une secrétaire en intérim qui touche 2000 euros/mois en étant aux 35h.

    Comment meta

    code postal: 45370
    • là, il y a une grande lacune quand on sait qu’un chercheur a fait de nombreuses années d’études au moins 9 ans après le bac et qu’il fait un grand nombre d’heures de travail….

      Comment meta

      code postal: 33400
    • HARRO ( pseudo )
      Je rejoins “Louloute” (ci-dessus) sur la misère salariale de l’enseignant/chercheur français, alors que le programme politique propose de “redonner de la fierté et de la liberté”. Ce sont des mots. Un programme c’est aussi dans ce domaine hyper sensible et hyper constaté être très concret. IL faut sensiblement mieux payer l’élite du savoir scientifique de la nation. Ne pas en tenir compte c’est prendre les enseignants/chercheurs pour des ânes, en les chargeant toujours plus à salaire égal, ce qui revient à les payer de moins en moins.
      A corriger absolument.

      Comment meta

      code postal: 13510
    • Entièrement d’accord avec Louloute. Je connais bien le monde de la recherche car je suis chercheur à l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale). J’ai réalisé un doctorat (bac+8), suivi d’un post-doctorat de 5 ans aux États-Unis, puis de retour en France j’ai été recruté sur concours à l’Inserm. Ce concours à beau être extrêmement sélectif, j’approche maintenant les 40 ans est mon salaire n’est que de 2100 euros par mois.
      Je suis pour une évaluation dure, honnête et transparente. Par exemple je souhaiterais que les chercheurs qui font mal leur travail soient réellement sanctionnés, ce qui ne semble pas être le cas aujourd’hui. Mais en retour il faut que le salaire des chercheurs soit réévalué à la hausse pour le travail difficile qu’ils produisent, et pour les heures de travail non comptées ! (Je suis aux 39 heures mais j’en fais beaucoup plus…). Ce salaire devrait se rapprocher de celui des ingénieurs ou des médecins. Sinon c’est la fuite… de nombreux chercheurs statutaires en France repartent à l’étranger.

      Comment meta

      code postal: 06200
  4. En tant qu’étudiante en première année de Licence en Economie je me sens très proche de cette partie de votre programme, à ceux-ci près qu’il faudrait intégralement remodeler le système de bourse. Des étudiants comme moi sont obligés de travailler à côté pour subvenir à leurs besoins faute d’attributions de bourses tandis que d’autres étudiants que les parents aident financièrement se voit attribuer des bourses colossales. Le taux d’absentéisme lié au travail à l’université est important et le statut d’étudiant salarié devrait être une volonté et non une nécessite.

    Comment meta

    code postal: 63000
  5. il faut revaloriser le salaire des professeurs en fin de carriere; un professeur au plus haut grade devrait gagner 9000 euros mensuels et cela aura pour conséquence de stopper la fuite des cerveaux

    Comment meta

    code postal: 31320
  6. Bonjour,

    Je suis docteur d’une these en France et, comme beaucoup d’autres dans mon cas, fait ma recherche a l’etranger! J’aime la France mais mes perspectives d’emploi sont trop limitees ! Il faudrait dissocier le status de fonctionnaire de celui de chercheur comme dans le reste du monde ! Pourquoi devoir passer des concours pour avoir l’un des rares postes ouverts alors que les laboratoires ont des fonds (bourses francaises ou europeennes, collaborations avec les entreprises …) pour embaucher des chercheurs ?

    Comment meta

    code postal: Singapour
  7. Lors d’une émission sur France Inter, j’avais interpellé Mme Pécresse, alors ministre de l’enseignement supérieur, sur les salaires dérisoires et les très mauvaises conditions de travail des enseignants-chercheurs. Celle-ci avait répondu en parlant de l’incurie des gouvernements précédents. Mais rien n’a changé. Maître de Conférences Hors-classe, je suis toujours moins bien rémunéré que ma compagne professeur d’éducation physique dans le secondaire. M. Fillon, avec qui je partage beaucoup de constats, ne semble pas aborder ce sujet, pourtant crucial pour la qualité de nos universités – fuite des meilleurs éléments, découragement des universitaires en poste…

    Comment meta

    code postal: 13121
  8. Bonsoir,
    Vous souhaitez donner toutes latitudes aux universités pour les conditions d’admission en master.
    Mesure honorable, mais il me semble que c’est déjà en place. Et j’ai un exemple concret, ma fille a été obligée de refaire une année en master 1 faute de trouver un stage en milieu public de 150 heures non rémunéré lui permettant de valider son cursus ( je précise qu’elle a effectué ses recherches au niveau national) à ce jour elle n’en a toujours pas trouvé et envisage d’arrêter ses études. Après recherche, j’ai donc découvert que certaines facultés laissent la possibilité de l’effectuer en milieu privé et même mieux certaines trouvent les stages en lieu et place des étudiants . En conclusion chaque fac fixe les règles et selon que vous soyez à Amiens ou à Lyon vous n’êtes pas logés à la même enseigne.

    Comment meta

    code postal: 80400
  9. Les questions universitaires sont plurielles et d’une grande complexité. Je suis tout à fait d’accord avec le commentaire précédent . Etre enseignant-chercheur est un vrai “sacerdoce”.
    Quelques pistes :
    – Pour la recherche, il faut repenser et décloisonner les filières du CNU pour introduire de la pluridisciplinarité (environnement, tourisme…). Cela valoriserait les travaux innovants qui ne trouvent pas de débouchés car pas de section au CNU !
    – Pour avoir vécu la fusion de trois universités, je vous “supplie” de ne pas réitérer ce genre d’initiative. il n’y a aucune économie d’échelle. On croule sous les coûts d’une méga-bureaucratie. Plus personne ne se connaît. Il n’y a que des procédures. La gestion administrative par les enseignants-chercheurs est chronophage. On explose nos heures. Bref, c’est l’enfer et je pèse mes mots !
    – en finir avec l’illusion de gratuité pour les étudiants. Permettre aux formations de pratiquer (en licence pro ou en Master), des redevances libres
    – en finir avec le “marché souterrain des bourses universitaires”. Revoir leur mode d’affectation et les supprimer en cas de redoublement
    Bon courage Monsieur

    Comment meta

    code postal: 13100
  10. En tant que chercheur confronté aux difficultés des jeunes docteurs à trouver un poste, j’ai un peu de mal à comprendre comment concilier votre programme de réduction des fonctionnaires avec une politique forte de recherche et “la stabilité des effectifs” dans les laboratoires.

    Comment meta

    code postal: 33000
  11. Je lis “Donner aux universités toute liberté pour fixer leurs règles d’admission en Master, donc l’entrée en 4e année.” Comment une seule tâche peut elle mettre une si grande ombre sur votre tableau ?
    Les dotations et évaluations des universités se font en grande partie sur le taux de réussite. L’insertion professionnelle et le second critère capital dans l’évaluation des master. Laisser cette autonomie aux universités les conduira à offrir une Licence au rabais avec un énorme filtre à l’entrée au master, où les effectifs de ces filières correspondront exactement à ceux des postes à pourvoir à la fin du diplôme, de sorte que le taux de réussite et d’insertion professionnelle à la fin du master avoisine les 100%.
    Ce n’est pas aux enseignants chercheurs de se substituer aux recruteurs en ne laissant que leurs poulains accéder aux postes clés. Cette mesure ne fera que favoriser le rejet des élites par la société d’autant qu’à l’heure actuelle, même lorsque la sélection est légale, elle n’est en rien transparente : les jurys de sélections délibèrent en secret et ne rendent de comptes à personne (ce sont des enseignants-chercheurs).
    Par ailleurs, dans une société où l’aire industrielle est en déclin au profit d’une économie de services, empêcher l’accès aux qualifications des jeunes à ce niveau est criminel. Si les enseignants souhaitent valoriser leurs licences, qu’ils commencent à la distribuer aux seuls à même de continuer. En quoi obtenir Bac+3 dans une filière ne serait pas la condition suffisante de poursuivre à Bac+4 dans cette même filière ? Pour nôtre pays, faites la lumière sur ces numerus clausus obscurs s’il vous plaît.

    Comment meta

    code postal: 97400
  12. Bonjour,
    J’adhère à l’ensemble de ce programme. La France doit privilégier ses pôles d’excellence et tout faire pour que son capital intellectuel ne s’exporte pas.
    Petite correction à apporter dans le 1er § : “Il faut af rmer la culture de responsabilité”.

    Comment meta

    code postal: 18330
  13. Mon filleul qui vient d’obtenir avec brio son doctorat en chimie se voit contraint de travailler comme professeur de lycée, le suivi des étudiants et les propositions d’emploi pour les doctorants semblent rare au niveau de notre territoire, ce qui entraine le départ de nos “cerveaux” pour l’étranger ou le gaspillage de leurs compétences

    Comment meta

    code postal: 63700

Vous aussi, laissez un commentaire.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Commentaires

  1. Bonjour,

    Vous souhaitez augmenter la rémunération des apprentis.
    Hors ceux-ci bénéficient déjà de scolarité gratuite, ce qui en plus du salaire, créé une grosse différence entre les étudiants temps plein et les apprentis.
    Exemple : école d’ingénieur à 8.000 euros par an pour du temps plein et 0 euros + salaire + cotisation retraire pour un apprenti préparant le même diplôme.

    Il faudrait mieux aider les écoles financièrement car beaucoup vont fermer…

    Comment meta

    code postal: 93320
  2. Je suis d’accord avec la grande majorité des propositions avancées mais que prévoyez-vous contre les grands maux de l’Université (clientélisme, politisation, idéologies) qui sont en train de gangréner la liberté de la recherche, voire la liberté de pensée?

    Comment meta

    code postal: 92310
  3. Le problème de la recherche en France est bien plus complexe. La charge administrative, le manque d’embauches (des post doc pendant 10 ans après le doctorat) et des salaires misérables. Toucher moins de 2500 euros à 40 ans en étant en CDI ne fait pas rêver les chercheurs… ils fuient à l’étranger. Surtout quand ils voient, dans leur service, une secrétaire en intérim qui touche 2000 euros/mois en étant aux 35h.

    Comment meta

    code postal: 45370
    • là, il y a une grande lacune quand on sait qu’un chercheur a fait de nombreuses années d’études au moins 9 ans après le bac et qu’il fait un grand nombre d’heures de travail….

      Comment meta

      code postal: 33400
    • HARRO ( pseudo )
      Je rejoins “Louloute” (ci-dessus) sur la misère salariale de l’enseignant/chercheur français, alors que le programme politique propose de “redonner de la fierté et de la liberté”. Ce sont des mots. Un programme c’est aussi dans ce domaine hyper sensible et hyper constaté être très concret. IL faut sensiblement mieux payer l’élite du savoir scientifique de la nation. Ne pas en tenir compte c’est prendre les enseignants/chercheurs pour des ânes, en les chargeant toujours plus à salaire égal, ce qui revient à les payer de moins en moins.
      A corriger absolument.

      Comment meta

      code postal: 13510
    • Entièrement d’accord avec Louloute. Je connais bien le monde de la recherche car je suis chercheur à l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale). J’ai réalisé un doctorat (bac+8), suivi d’un post-doctorat de 5 ans aux États-Unis, puis de retour en France j’ai été recruté sur concours à l’Inserm. Ce concours à beau être extrêmement sélectif, j’approche maintenant les 40 ans est mon salaire n’est que de 2100 euros par mois.
      Je suis pour une évaluation dure, honnête et transparente. Par exemple je souhaiterais que les chercheurs qui font mal leur travail soient réellement sanctionnés, ce qui ne semble pas être le cas aujourd’hui. Mais en retour il faut que le salaire des chercheurs soit réévalué à la hausse pour le travail difficile qu’ils produisent, et pour les heures de travail non comptées ! (Je suis aux 39 heures mais j’en fais beaucoup plus…). Ce salaire devrait se rapprocher de celui des ingénieurs ou des médecins. Sinon c’est la fuite… de nombreux chercheurs statutaires en France repartent à l’étranger.

      Comment meta

      code postal: 06200
  4. En tant qu’étudiante en première année de Licence en Economie je me sens très proche de cette partie de votre programme, à ceux-ci près qu’il faudrait intégralement remodeler le système de bourse. Des étudiants comme moi sont obligés de travailler à côté pour subvenir à leurs besoins faute d’attributions de bourses tandis que d’autres étudiants que les parents aident financièrement se voit attribuer des bourses colossales. Le taux d’absentéisme lié au travail à l’université est important et le statut d’étudiant salarié devrait être une volonté et non une nécessite.

    Comment meta

    code postal: 63000
  5. il faut revaloriser le salaire des professeurs en fin de carriere; un professeur au plus haut grade devrait gagner 9000 euros mensuels et cela aura pour conséquence de stopper la fuite des cerveaux

    Comment meta

    code postal: 31320
  6. Bonjour,

    Je suis docteur d’une these en France et, comme beaucoup d’autres dans mon cas, fait ma recherche a l’etranger! J’aime la France mais mes perspectives d’emploi sont trop limitees ! Il faudrait dissocier le status de fonctionnaire de celui de chercheur comme dans le reste du monde ! Pourquoi devoir passer des concours pour avoir l’un des rares postes ouverts alors que les laboratoires ont des fonds (bourses francaises ou europeennes, collaborations avec les entreprises …) pour embaucher des chercheurs ?

    Comment meta

    code postal: Singapour
  7. Lors d’une émission sur France Inter, j’avais interpellé Mme Pécresse, alors ministre de l’enseignement supérieur, sur les salaires dérisoires et les très mauvaises conditions de travail des enseignants-chercheurs. Celle-ci avait répondu en parlant de l’incurie des gouvernements précédents. Mais rien n’a changé. Maître de Conférences Hors-classe, je suis toujours moins bien rémunéré que ma compagne professeur d’éducation physique dans le secondaire. M. Fillon, avec qui je partage beaucoup de constats, ne semble pas aborder ce sujet, pourtant crucial pour la qualité de nos universités – fuite des meilleurs éléments, découragement des universitaires en poste…

    Comment meta

    code postal: 13121
  8. Bonsoir,
    Vous souhaitez donner toutes latitudes aux universités pour les conditions d’admission en master.
    Mesure honorable, mais il me semble que c’est déjà en place. Et j’ai un exemple concret, ma fille a été obligée de refaire une année en master 1 faute de trouver un stage en milieu public de 150 heures non rémunéré lui permettant de valider son cursus ( je précise qu’elle a effectué ses recherches au niveau national) à ce jour elle n’en a toujours pas trouvé et envisage d’arrêter ses études. Après recherche, j’ai donc découvert que certaines facultés laissent la possibilité de l’effectuer en milieu privé et même mieux certaines trouvent les stages en lieu et place des étudiants . En conclusion chaque fac fixe les règles et selon que vous soyez à Amiens ou à Lyon vous n’êtes pas logés à la même enseigne.

    Comment meta

    code postal: 80400
  9. Les questions universitaires sont plurielles et d’une grande complexité. Je suis tout à fait d’accord avec le commentaire précédent . Etre enseignant-chercheur est un vrai “sacerdoce”.
    Quelques pistes :
    – Pour la recherche, il faut repenser et décloisonner les filières du CNU pour introduire de la pluridisciplinarité (environnement, tourisme…). Cela valoriserait les travaux innovants qui ne trouvent pas de débouchés car pas de section au CNU !
    – Pour avoir vécu la fusion de trois universités, je vous “supplie” de ne pas réitérer ce genre d’initiative. il n’y a aucune économie d’échelle. On croule sous les coûts d’une méga-bureaucratie. Plus personne ne se connaît. Il n’y a que des procédures. La gestion administrative par les enseignants-chercheurs est chronophage. On explose nos heures. Bref, c’est l’enfer et je pèse mes mots !
    – en finir avec l’illusion de gratuité pour les étudiants. Permettre aux formations de pratiquer (en licence pro ou en Master), des redevances libres
    – en finir avec le “marché souterrain des bourses universitaires”. Revoir leur mode d’affectation et les supprimer en cas de redoublement
    Bon courage Monsieur

    Comment meta

    code postal: 13100
  10. En tant que chercheur confronté aux difficultés des jeunes docteurs à trouver un poste, j’ai un peu de mal à comprendre comment concilier votre programme de réduction des fonctionnaires avec une politique forte de recherche et “la stabilité des effectifs” dans les laboratoires.

    Comment meta

    code postal: 33000
  11. Je lis “Donner aux universités toute liberté pour fixer leurs règles d’admission en Master, donc l’entrée en 4e année.” Comment une seule tâche peut elle mettre une si grande ombre sur votre tableau ?
    Les dotations et évaluations des universités se font en grande partie sur le taux de réussite. L’insertion professionnelle et le second critère capital dans l’évaluation des master. Laisser cette autonomie aux universités les conduira à offrir une Licence au rabais avec un énorme filtre à l’entrée au master, où les effectifs de ces filières correspondront exactement à ceux des postes à pourvoir à la fin du diplôme, de sorte que le taux de réussite et d’insertion professionnelle à la fin du master avoisine les 100%.
    Ce n’est pas aux enseignants chercheurs de se substituer aux recruteurs en ne laissant que leurs poulains accéder aux postes clés. Cette mesure ne fera que favoriser le rejet des élites par la société d’autant qu’à l’heure actuelle, même lorsque la sélection est légale, elle n’est en rien transparente : les jurys de sélections délibèrent en secret et ne rendent de comptes à personne (ce sont des enseignants-chercheurs).
    Par ailleurs, dans une société où l’aire industrielle est en déclin au profit d’une économie de services, empêcher l’accès aux qualifications des jeunes à ce niveau est criminel. Si les enseignants souhaitent valoriser leurs licences, qu’ils commencent à la distribuer aux seuls à même de continuer. En quoi obtenir Bac+3 dans une filière ne serait pas la condition suffisante de poursuivre à Bac+4 dans cette même filière ? Pour nôtre pays, faites la lumière sur ces numerus clausus obscurs s’il vous plaît.

    Comment meta

    code postal: 97400
  12. Bonjour,
    J’adhère à l’ensemble de ce programme. La France doit privilégier ses pôles d’excellence et tout faire pour que son capital intellectuel ne s’exporte pas.
    Petite correction à apporter dans le 1er § : “Il faut af rmer la culture de responsabilité”.

    Comment meta

    code postal: 18330
  13. Mon filleul qui vient d’obtenir avec brio son doctorat en chimie se voit contraint de travailler comme professeur de lycée, le suivi des étudiants et les propositions d’emploi pour les doctorants semblent rare au niveau de notre territoire, ce qui entraine le départ de nos “cerveaux” pour l’étranger ou le gaspillage de leurs compétences

    Comment meta

    code postal: 63700

Vous aussi, laissez un commentaire.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Je rejoins
un comité.

Je m'abonne
à la newsletter.

Je fais un
don !