Enseignement supérieur et recherche

ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET RECHERCHE

PARACHEVER L’AUTONOMIE

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Notre enseignement supérieur, dans ses différentes composantes, est une richesse. La France doit accompagner la pluralité de ses acteurs pour qu’ils offrent ce qu’ils ont de meilleur à la Nation. Les choix stratégiques relèvent d’abord des acteurs, selon un principe de subsidiarité. Il faut af rmer la culture de responsabilité, inhérente à la logique d’autonomie. Ce sont les projets développés sur différents sites qui conduisent à des rapprochements éventuels et souhaitables entre les différents acteurs, et non l’inverse comme tente de l’imposer le ministère actuel. L’avenir verra progresser l’autonomie en l’amplifiant, conformément au projet initial de 2007. Le temps des structures est derrière nous. Le temps des hommes et des femmes est lui, résolument, devant nous. L’étudiant et l’enseignant-chercheur doivent être placés au cœur de ce projet qui vise à faire de la France la première puissance européenne d’ici dix ans en matière d’enseignement supérieur et de recherche.


ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

Pour les étudiants : une formation de haut niveau préparant à l’insertion professionnelle

  • Rénover le baccalauréat. Garantir l’accès des bacheliers à l’enseignement supérieur ne veut pas dire que le baccalauréat offre le droit d’accéder à n’importe quelle formation, n’importe quel diplôme de l’enseignement supérieur ni d’y accéder indéfiniment. Il faut d’abord repenser à l’organisation de nos baccalauréats, général et technologique, pas seulement pour les simplifier mais aussi pour en revaloriser le contenu.
    C’est à cette condition que l’Université pourra faire réussir tous ceux qui se sont préparés dès le lycée à la voie d’enseignement supérieur pour laquelle ils postulent et qui ont l’envie et le talent nécessaires pour y parvenir.
  • Opérer une vraie politique de requalification de la formation en BTS, car nos entreprises, mais aussi l’administration ou le secteur médico-social, ont besoin plus que jamais de techniciens supérieurs.
  • Donner aux universités toute liberté pour créer des filières d’excellence répondant aux besoins exprimés par la Nation.
  • Donner aux universités toute liberté pour fixer leurs règles d’admission en Master, donc l’entrée en 4e année.
  • Encourager le doctorat comme marqueur de la très haute qualité scientifique et permettre aux docteurs l’accès aux plus éminentes responsabilités non seulement dans le secteur privé mais encore dans l’administration.
  • Organiser la prise en charge nancière adaptée des étudiants le nécessitant.
    Le système actuel des bourses est perfectible et il est essentiel de renforcer la place du mérite dans leur attribution.
  • Accompagner les étudiants vers l’insertion professionnelle. C’est comprendre que l’enseignement supérieur doit composer logiquement avec l’alternance et l’apprentissage. La formation tout au long de la vie, qui doit privilégier massivement l’utilisation des nouvelles technologies d’enseignement, est le chantier majeur auquel les établissements d’enseignement supérieur français sont confrontés et pour lequel tout est à faire. Enfin, la dimension entrepreneuriale doit être toujours davantage encouragée.

Pour les enseignants-chercheurs : redonner de la fierté et de la liberté

  • Stabiliser les effectifs académiques des établissements pour mener à bien des projets de long terme. Ces derniers supposent des équipes structurées et pérennes pour la durée des projets.
  • Accroitre la capacité d’agir pour répondre à des demandes nouvelles par un allégement drastique des contraintes statutaires et pratiques et en entrant dans une logique de confiance.
  • Encourager l’internationalisation et favoriser la mobilité professionnelle afin de diversifier et enrichir la carrière, à l’instar de ce qui est aujourd’hui une réalité internationale. Redonner, pour cela, de l’attractivité pour la carrière en France, notamment en termes de rémunération.
  • Laisser les établissements choisir leurs enseignants-chercheurs, fonctionnaires et/ou contractuels tout en s’assurant de leur haut niveau par un avis favorable d’une autorité nationale indépendante. De même, fixer des règles éthiques qui encadrent l’éventuelle promotion d’un maître de conférences comme professeur dans son université d’exercice.
  • Systématiser l’évaluation par les pairs en l’associant à un dispositif incitatif de progression dans la carrière. Les conditions de l’intervention des pairs méritent débat avec la communauté universitaire, en particulier leur mode de désignation. On ne peut plus laisser les évaluateurs être choisis non en fonction de leurs qualités scientifiques mais du score obtenu par le syndicat qui les a désignés sur une liste électorale.
  • Consulter systématiquement les équipes d’universitaires et de chercheurs sur les grands sujets d’avenir de la nation, non seulement en faisant appel aux institutions existantes (Académies…) mais en développant des moyens s’appuyant sur les nouvelles technologies.

Pour les établissements : donner l’autonomie pédagogique et budgétaire

Permettre l’expérimentation de dispositifs de gouvernance nouveaux dérogeant aux règles générales.

  • Alléger la structure ministérielle pour qu’elle soit vraiment plus stratège et plus opérationnelle : transférer de la rue Descartes vers les établissements nombre de cadres, administrateurs civils en particulier, mais aussi cesser de leur adresser des circulaires sur tous les sujets.
  • Evaluer les établissements. L’évaluation doit porter sur la formation et l’insertion professionnelle, la recherche et la gestion. Menée par une autorité indépendante, l’évaluation doit emporter de réelles conséquences, notamment au niveau du nancement public de l’établissement.
  • Augmenter le financement de l’enseignement supérieur. Cela passe par l’augmentation de la part de l’Etat, le soutien du secteur privé mais aussi des ressources propres des universités. « La vérité des coûts et des prix » doit guider les établissements qui doivent désormais avoir la liberté de fixer les frais de scolarité applicables aux étudiants préparant les diplômes nationaux de master et de doctorat, dans le cadre d’une fourchette négociée avec l’Etat.

RECHERCHE

  • Redonner la priorité à la créativité et aux équipes.
    Financer leurs projets les plus innovants, en redonnant d’importants moyens à l’agence nationale de la recherche (ANR), en l’encourageant à donner la primeur à la prise de risque et à l’originalité dans tous les domaines de la science ; donner une nouvelle impulsion aux investissements d’avenir et au soutien dans la durée des projets d’excellence.
  • Donner aux chercheurs la possibilité de passer des contrats de travail qui correspondent aux contraintes et spécificités temporelles de la recherche et, au-delà, faciliter leur vie en simplifiant les procédures qui les concernent : davantage d’évaluation a posteriori de projets, plutôt que de multiples contrôles en amont.
  • Favoriser l’innovation : la poursuite de la simplification des mécanismes de valorisation sera complétée par un encouragement de l’entreprenariat, une stabilité garantie de la politique sur le crédit Impôt-Recherche assortie de la mise en place d’un mécanisme qui permettra à ce CIR de profiter aux laboratoires et non aux seules entreprises.
  • Renouer avec l’excellence de la recherche française :
    c’est aussi lui donner une véritable place dans la société, et vouloir inscrire cette dimension et les innovations qui en découlent au cœur de la décision publique.

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