emploi des jeunes

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Quand va-t-on cesser d’envoyer nos jeunes dans le mur ?

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140 000 jeunes quittent chaque année le système scolaire sans diplôme ni qualification et un jeune sur quatre est au chômage. 2 millions de jeunes ne sont aujourd’hui ni à l’école, ni en emploi, ni en formation. Alors que François Hollande avait mis la jeunesse au cœur de son programme, la situation des jeunes est aujourd’hui alarmante.

Ce constat est d’autant plus préoccupant qu’il ne peut être attribué ni uniquement à la crise, ni à une question de moyens engagés. D’autres pays européens, comme l’Allemagne, la Suisse ou le Royaume-Uni, réussissent mieux que nous en dépensant moins.

Il nous faut donc rompre avec une logique qui a montré son inefficacité. La question de l’emploi des jeunes est trop importante pour préserver un statu quo qui conduit à l’échec. Nous devons oser des changements profonds :

  • du culte du diplôme il faut passer à une logique de la certification des compétences.
  • Plutôt que des emplois aidés coûteux et qui n’insèrent pas réellement les jeunes dans la vie professionnelle, il faut promouvoir l’alternance pour tous.
  • L’enseignement professionnel doit être réformé en profondeur. Cela demande de réinventer les parcours d’orientation, de mener une véritable révolution pédagogique et de mobiliser les entreprises autour d’objectifs ambitieux.

La France ne se redressera que si elle fait le pari des talents de sa jeunesse !


1.Promouvoir l’alternance pour tous et la certification des compétences

Il faut en finir avec une politique éducative pilotée exclusivement par les taux de réussite aux examens. Notre système devrait plutôt se concentrer à former les jeunes pour qu’ils trouvent un emploi adapté à l’issue de leur formation.

Pour cela, l’alternance est la solution qui est non seulement à développer, mais aussi à systématiser. Elle doit être promue comme une voie d’excellence – du secondaire au supérieur, quelle que soit la filière suivie – qui agit comme un tremplin vers l’emploi.

Il faut également promouvoir la logique de certification des compétences et arrêter de privilégier uniquement le diplôme. Les chefs d’entreprises veulent recruter des individus agiles, capables de s’adapter à un environnement qui évolue rapidement. L’acquisition de compétences solides et maîtrisées est un enjeu de compétitivité pour les entreprises et d’employabilité pour les jeunes.


2.Mettre fin au système des emplois aidés qui ne fonctionne pas

L’Etat dépense des sommes considérables pour des résultats médiocres. Les emplois d’avenir et les contrats de génération coûtent 1,4 Md€ au budget de l’Etat… pour quels résultats ? Ils n’assurent pas l’insertion professionnelle des jeunes et ils créent des effets d’aubaine concurrençant les dispositifs d’alternance qui, eux, permettent une réelle insertion sur le marché de l’emploi.


3. Transformer la gouvernance de l’enseignement professionnel

Pour gagner en efficacité nous devons mutualiser les expériences et les ressources des centres de formation des apprentis (CFA) et des lycées professionnels.

La gestion des CFA et des lycées professionnels sera confiée aux régions. Les régions seront chargées d’adapter, en associant étroitement les branches professionnelles, les formations qui seront définies à l’échelle nationale pour qu’elles s’adaptent mieux à la réalité des bassins d’emplois. Les entrepreneurs et les branches professionnelles sont les mieux placés pour exprimer précisément les besoins de main-d’oeuvre et les compétences nécessaires pour développer l’activité au niveau local.

Par ailleurs, les chefs d’établissements devront disposer d’une autonomie d’action et de moyens dans le cadre d’objectifs fixés annuellement.


4. Réinventer l’orientation en améliorant l’information et les dispositifs d’accompagnement des jeunes

Le choix de l’orientation est fondamental parce que c’est lui qui conditionnera la réussite d’un jeune dans sa trajectoire professionnelle, et notamment sa capacité à trouver un premier emploi. Or ce choix est rendu difficile par un manque de lisibilité de l’information, et par une absence d’accompagnement individualisé des jeunes dans cette démarche.


5. Entreprendre une révolution pédagogique

Alors que l’école a aussi pour mission de préparer à l’entrée dans l’emploi, les jeunes peinent aujourd’hui à s’insérer sur le marché du travail. Ces difficultés naissent en partie de l’inadéquation des formations dispensées au regard des besoins des bassins d’emploi, mais aussi de l’incapacité à prendre en compte la variété des profils et des talents à former.

Les élèves et étudiants inscrits dans une filière professionnelle sont parfois très éloignés de la réalité du monde du travail. Il est nécessaire de repenser l’enseignement des matières générales dans ces filières pour assurer la pertinence d’un socle pédagogique qui garantisse l’employabilité future des jeunes et leur permette aussi de passer davantage de temps dans un environnement professionnel.

Il faudra introduire dans les programmes davantage de contenu qui soit en lien avec la vie professionnelle future des élèves.

Il faut également transformer les méthodes d’apprentissage : travailler davantage à partir des expériences concrètes et situations surgies durant la formation en milieu professionnel, conduire des projets transdisciplinaires, faire appel à des professionnels du secteur privé (coach, tuteurs), développer des modules d’e-learning pour pouvoir augmenter le temps passé en milieu professionnel.

Enfin, il faut promouvoir un dispositif « une tablette par apprenti » afin de permettre à chaque apprenti, quel que soit son milieu social, de suivre des enseignements à distance.


6. Faciliter et renforcer l’engagement des entreprises

Pour que tous les jeunes Français aient les mêmes chances de réussite, les entreprises ont un rôle central à jouer aux côtés de l’Etat. Tout programme à destination de la jeunesse ne réussira que si l’on parvient à susciter l’engagement d’entreprises de toutes tailles.

Pour mettre fin à l’intox, je partage !

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