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UNE POLITIQUE CULTURELLE FORTE ET LISIBLE POUR PRÉPARER L’AVENIR

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La culture est le socle de notre identité, de notre mode de vie, de notre histoire :

– elle est un moteur essentiel de notre épanouissement personnel ;
– elle est l’ultime rempart contre la barbarie qui nous frappe, mais aussi contre la précarité de nos territoires les plus touchés par la crise ;
– elle innerve notre territoire et révèle les richesses d’innombrables de nos territoires et de leurs habitants ;
– elle est un atout de l’attractivité de notre territoire et au delà, du rayonnement de la France dans le monde.

Seule la culture permet à un homme ou à une femme de construire son identité, de comprendre le monde qui nous entoure et de s’adapter à un monde en perpétuel changement. Avec la maîtrise de la langue française et la connaissance de l’histoire, la culture constitue le pilier de notre identité, mais aussi de l’intégration des nouveaux arrivants.

En la matière, le bilan du président Hollande est à l’image de tout le reste : il pourrait passer inaperçu si l’immobilisme n’avait pas fini par avoir des conséquences désastreuses pour notre patrimoine et notre identité. En effet, pour mener une politique culturelle, il ne suffit pas d’annoncer une hausse cosmétique des crédits à quelques mois de l’élection présidentielle. Il faut une action de fond, assumée, financée et déterminée pendant 5 ans.

Aujourd’hui, la fracture culturelle reste forte entre les initiés et les autres, entre Paris, les métropoles et le reste de la France… Notamment pour les jeunes qui ont parfois l’impression d’être les «délaissés» de la culture. Cette fracture constitue une menace pour une cohésion nationale fragilisée par le chômage de masse, la précarité et l’échec de la politique d’immigration.

Pour porter le programme de redressement et de réformes que je propose, pour réformer la France, pour préparer son avenir, je souhaite une politique culturelle volontariste et déterminée, qui nous inspire et nous rassemble. Une politique autour de laquelle les citoyens, les associations, les collectivités territoriales et l’ensemble des acteurs du secteur seront appelés à se mobiliser.

Les objectifs en sont :
1) de réduire la fracture culturelle par l’éducation, l’attention à notre patrimoine, le soutien aux actions des collectivités territoriales, la mobilisation de l’audiovisuel public ;
2) de soutenir la création française par la défense intransigeante de l’exception culturelle et du droit d’auteur et par le soutien aux artistes et créateurs ;
3) et de faire de nos atouts culturels des vecteurs de notre développement économique par une optimisation du crédit d’impôt cinéma et le soutien au tourisme.

I. RÉDUIRE LA FRACTURE CULTURELLE

A/ En affirmant la place de l’éducation culturelle dans les programmes d’enseignement

Malgré de nombreuses tentatives et les incantations répétées de la gauche, l’éducation à la culture et la pratique artistique restent réservées à une minorité. La culture reste trop souvent perçue comme un luxe élitiste. L’acquisition d’une culture commune doit être mieux assumée comme l’un des objectifs de l’Education Nationale, à travers tous les programmes (français et histoire notamment) qui devront être réécrits en ce sens.

Propositions :

Mieux articuler l’enseignement culturel et artistique avec l’histoire générale en renforçant la place de l’histoire de l’art dans l’enseignement de l’histoire générale.

Au niveau européen, nous devons faire encore davantage pour développer la conscience d’appartenir à cette civilisation singulière et brillante qu’est la civilisation européenne. Notre jeunesse doit se sentir chez elle partout en Europe.

Développer une offre artistique dans tous les établissements scolaires, notamment la pratique musicale collective. La pratique d’un art est le moyen de donner aux enfants et aux jeunes le goût de la culture. Par la musique, qui est un art qui se pratique dès la plus petite enfance, tous les enfants peuvent participer à une activité collective. Là où aucune autre initiative n’existe, un projet de pratique musicale sera élaboré avec tous les intervenants musicaux, (professeurs, assistants d’éducation, musiciens intervenants), en partenariat avec les écoles de musique, les conservatoires et les réseaux professionnels volontaires. Il sera coordonné par les collectivités territoriales qui pourront valoriser les ressources mobilisables.

B/ Par la mise en place d’un plan « patrimoine pour tous »

Agir pour le patrimoine, c’est renforcer le sentiment d’appartenance des Français à une histoire commune. C’est aussi couvrir l’ensemble du territoire car il existe des quartiers anciens dans presque toutes nos villes. En outre, le patrimoine est un vecteur pédagogique efficace qui offre les clés de compréhension de notre histoire.

Propositions :

Consacrer 2 milliards d’euros sur 5 ans, soit 400 millions par an en moyenne, correspondant aux besoins identifiés, pour restaurer et mettre fin à la dégradation des monuments et objets d’art, au lieu des 328M€ en 2015 et 326M€ en 2016. Aujourd’hui, les collectivités locales doivent faire face à un patrimoine qu’elles ne peuvent pas toujours entretenir et qui se dégrade. L’Etat a le devoir de les accompagner davantage.

Elargir les missions de la Fondation du Patrimoine. Créée en 1996, la Fondation est devenue avec 10 000 labels délivrés sur des projets, l’acteur incontournable pour le petit patrimoine. Ses moyens seront renforcés et elle pourra évoluer pour fédérer les acteurs des patrimoines.

Inciter les FRAC, en liaison avec les collectivités locales, à exposer davantage leurs 20 000 œuvres dans les espaces de circulation des lieux publics : halls des mairies, préaux des écoles, gendarmeries, hôpitaux, musées etc.

C/ En réduisant la fracture territoriale

L’action de l’Etat en région doit donc être plus lisible, plus concentrée sur quelques priorités de service public, en laissant se développer l’action culturelle des collectivités territoriales. Ces priorités sont la création et le soutien du spectacle vivant, la lutte contre les déserts culturels dans les quartiers ou les zones rurales et le soutien à la pratique de la lecture.

Propositions :

Mobiliser tous les établissements culturels nationaux, qui devront développer systématiquement des actions dédiées aux territoires conformément à leur mission « nationale ». Une véritable revue des missions sera entreprise pour chacun d’entre eux et un pourcentage de leur activité, variable en fonction de leurs caractéristiques, affecté chaque année aux actions « décentralisées ».

Élargir les heures d’ouverture des établissements culturels en y consacrant les moyens nécessaires, en développant le bénévolat qui est un élément essentiel de l’action culturelle en milieu rural et « rurbain » et en mettant à contribution les ressources constituées par les jeunes ayant opté pour un service civique culturel.

Soutenir la préservation du réseau de librairies indépendantes, aux côtés des collectivités locales. Les librairies indépendantes sont les poumons culturels des villes ou des quartiers. Le maillage territorial qu’elles dessinent est unique au monde. Je m’engage à ce que l’État soit aux côtés des collectivités territoriales pour les soutenir.

D/ En fixant de nouveaux objectifs à l’audiovisuel public

L’audiovisuel public doit prendre toute sa part dans la réduction de la fracture culturelle. Certes, les chaînes publiques ont développé la diffusion de programmes à caractère culturel, mais l’objectif d’audience reste prégnant, alors même que la suppression de la publicité dans les plages horaires de grande écoute avait pour objectif de dissocier les objectifs d’audience de la programmation. En outre, les nouveaux modes de consommation de l’audiovisuel doivent nous conduire à optimiser l’offre audiovisuelle publique actuelle.

Proposition :

Optimiser l’offre de l’audiovisuel public – 6 chaînes de France Télévisions et maintenant 7 avec la nouvelle chaîne d’information, 7 stations de Radio France, en plus des 3 chaînes de France Médias Monde, des 2 chaînes parlementaires et des 2 chaînes co-financées -, en lançant dès le début du mandat une mission de réflexion sur l’évolution des usages et l’adaptation de l’offre du service public aux nouveaux moyens de diffusion qu’entraîne la révolution numérique : applications, replays, téléchargements via ordinateurs, tablettes, téléphone, consoles, montres, etc.

La mission traitera également sur les conditions de financement de l’audiovisuel public. Une redevance élargie à tous les vecteurs de diffusion des programmes de télévision devra être envisagée.


II – SOUTENIR LA CRÉATION FRANÇAISE

Les industries culturelles et le secteur de la création artistique emploient en France près de 1,2 million de personnes. La France occupe une position très forte dans ce secteur d’avenir, avec des entreprises qui sont parmi les leaders mondiaux de la musique et de l’édition et le deuxième cinéma mondial en termes d’exportation. Ces industries concentrent l’essentiel de la « consommation numérique » puisque 70% du temps moyen passé devant un terminal connecté est dédié à un contenu culturel. Mais elles doivent aujourd’hui faire face aux énormes enjeux du piratage et de la concurrence internationale. L’Etat doit les accompagner dans cette lutte en engageant des actions, notamment au niveau européen, pour défendre la création française.

Propositions :

Préserver au niveau européen, la notion d’« exception culturelle ». Face aux géants américains, chinois et indiens de la communication, il nous faut assumer notre exception culturelle. Cela passe concrètement par une réforme, permettant d’appliquer le principe du pays de destination du service (au lieu du pays d’émission), de la directive Services Medias Audiovisuels – article 13 relatif à la promotion des œuvres européennes. Cette réforme est en effet urgente au vu de l’impunité dont profitent actuellement les géants du Net, qui s’établissent là où la fiscalité est la plus faible et où les obligations d’investissement et de diffusion de la création européenne sont les moins contraignantes.

Préserver la rémunération de la création à travers le système français du droit d’auteur en confortant l’Hadopi dans son rôle pédagogique, voire en la renforçant pour la rendre plus efficace et en luttant efficacement contre la contrefaçon commerciale des œuvres musicales, littéraires ou audiovisuelles : il faut aménager sans tarder le régime de responsabilité, non pas des hébergeurs dits passifs, mais des intermédiaires techniques qui ont une responsabilité dans la mise en avant ou l’édition des œuvres culturelles.

Lutter contre les abus pour préserver le régime des intermittents du spectacle qui joue en France un rôle fondamental en faveur de la création et de la diversité culturelle. Aujourd’hui, son déséquilibre est tel qu’il est décrié et menacé. Pour le pérenniser, je propose d’en exclure toute forme d’emploi permanent et notamment les programmes de flux. Il s’agit de revenir à sa raison d’être : la protection contre la précarité liée à la durée limitée dans le temps d’une « création originale » qui fait appel à des talents spécifiques, dans une logique de projet.

Accompagner l’ouverture de 1000 pépinières d’artistes sur le territoire avec les collectivités locales, en s’inscrivant pleinement dans les possibilités offertes par les nouvelles technologies.

Diversifier les modes de financement en soutenant le recours au mécénat, mais aussi au lancement de souscriptions, aux partenariats publics privés (notamment avec les acteurs du tourisme) et au financement participatif (crowdfunding).

Appliquer le principe d’un nombre minimum de représentations à tous les spectacles subventionnés.


III/ FAIRE DE NOS ATOUTS CULTURELS UN VECTEUR DE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE

La culture française rayonne dans le monde entier. Le talent de nos artistes, designers et architectes, autant que l’organisation de festivals et manifestations internationales majeures y contribuent. Notre patrimoine culturel est le premier motif qui fait de la France la première destination culturelle au monde.

A – Faire de la France la championne des industries de l’image

Malgré nos atouts, la fiscalité continue de nous priver de certains tournages et ne parvient pas à retenir en France nos talents formés à l’excellence dans nos écoles. Il faut donc lever des barrières fiscales qui nous handicapent inutilement, pour que nos industries soient résolument compétitives.

Propositions :

Proposer au plus haut niveau européen, une initiative en faveur des futurs « Airbus » de l’audiovisuel, du numérique et des nouvelles technologies. Engager pour cela la mise en réseau au niveau européen des pôles de compétitivité et la coordination des programmes de recherche entre les universités européennes. Nous devons faire de l’Europe le leader mondial de la création 3D, sur le modèle de rapprochement qui a conduit au succès d’AIRBUS dans le secteur aéronautique.

Optimiser les atouts dont dispose la France en matière d’effets spéciaux et de cinéma d’animation en réservant le bénéfice d’une partie du crédit d’impôt existant aux dépenses correspondantes, et élargir l’assiette des dépenses éligibles du crédit d’impôt international afin d’attirer les tournages des films étrangers en France, dans le cadre d’une expérimentation sur 3 ans.

B – Agir pour le rayonnement de la France

Le rayonnement culturel de la France permet de mieux exporter nos savoir-faire, nos artistes, nos produits culturels et d’attirer des investissements étrangers en France.

Propositions :

– Accompagner le développement du tourisme

Le tourisme sous toutes formes s’appuie sur la richesse culturelle de notre pays. Il faut adapter l’offre culturelle aux exigences du tourisme en développant les services adéquats, lorsque c’est nécessaire au travers de partenariats publics privés : transports, parking, lieux de restaurations, boutiques, applications numériques… En outre, l’ouverture des magasins le dimanche augmentera l’attractivité des centres villes et des territoires pour les touristes étrangers.

Il est important de soutenir par ailleurs, en lien avec Atout France le développement de l’offre de « parcours thématiques » et leur rattachement aux « marques » emblématiques de notre patrimoine connus dans le monde entier : par exemple l’art français des jardins, l’art contemporain, Napoléon, les vignobles, Versailles…

Soutenir l’audiovisuel extérieur en faisant de France Médias Monde (FMM) une entité au service de l’influence de la France dans le monde et de la francophonie, partie intégrante de notre diplomatie culturelle.


CONCLUSION :

La culture est l’affaire de tous : Etat, collectivités territoriales, associations, citoyens. Chacun doit être conforté dans son rôle au service de cette cause nationale.
Comment donner un nouvel élan, sans augmenter les dépenses de l’Etat ? Il n’y aura pas de hausses de crédits, ni au niveau de l’État, ni à celui des collectivités territoriales. Il faut aller chercher les ressources là où elles sont encore disponibles : mécénat, financement participatif, partenariats publics privés, revenus du tourisme, tournages de films étrangers…

Pour mettre fin à l’intox, je partage !

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