Force Républicaine

Discours à Besançon

 

Mes chers amis

Merci de votre fidélité. Merci à Besançon pour son accueil, merci à vous tous, les militants de la France.

Merci aux élus républicains mais aussi centristes, car maintenant on va tous au combat ensemble.

On a cru m’intimider, me faire reculer.

Certains espéraient me briser et au passage espéraient briser votre voix, mais vous êtes là, et c’est vous et seulement vous qui êtes le peuple souverain, les gardiens de la démocratie.

Au Trocadéro, ils étaient 200.000 ; avant-hier, à Orléans, ils étaient 4000 ; et ce soir celle salle est bondée. Et elle l’est parce qu’il y en vous une révolte, il y a en vous une fierté et il y a chez les Français une liberté indomptable.

Durant les primaires, j’étais le candidat du redressement national. Je le suis toujours mais je suis aussi devenu le rebelle que le système n’arrêtera pas.

Ensemble, nous allons foncer vers la bataille et pour la victoire.

Ce qui nous pousse, c’est la France et c’est ce drapeau tricolore qui nous parle d’honneur, de grandeur !

Lorsque nous regardons le passé, nous voyons nos héros, nous voyons des générations d’hommes et de femmes qui ont travaillé dur, qui se sont battues pour la liberté et pour la gloire. Lorsque nous regardons l’avenir, nous voyons, à leur image, la France en tête, la France au sommet car, que voulez-vous, les Français ont l’instinct de la grandeur.

Nous sommes un peuple fier et nous avons de quoi l’’être.

D’un pays de quelques millions d’habitants, nous avons fait la 5ème puissance du monde, l’une des plus créatives, l’une des plus admirées.

Nos atouts restent immenses.

L’excellence de nos infrastructures, la productivité de nos habitants, la richesse de notre histoire, le rayonnement de notre culture, notre savoir-faire agricole, technologique, industriel, notre diplomatie et notre force militaire…

Nous avons entre les mains un trésor qui ne demande qu’à briller mais qu’avons-nous-fait de ces atouts ?

Notre pays est grevé par une dette abyssale, étouffé par la bureaucratie, incapable de financer sa protection sociale, déprimé par le chômage de masse, déchiré par l’insécurité, menacé par le totalitarisme islamique.

Voyons-la, cette France des entreprises qui ferment, des industries qui périclitent, des entrepreneurs et des cerveaux qui s’exilent, des agriculteurs qui peinent deux fois 35 heures par semaine sans pouvoir gagner un revenu décent.

Dans ce monde de progrès technologiques et scientifiques fulgurants, nous devrions être les premiers innovateurs.

Dans ce monde où de nouvelles entreprises peuvent naître et conquérir la planète en quelques années, nous devrions être des leaders.

Pourquoi sommes-nous en dessous de notre immense potentiel ? Parce que notre société est bloquée.

Elle décourage le travail par sa fiscalité confiscatoire.

Elle empêche l’embauche par son droit du travail trop rigide.

Elle stoppe l’entrepreneur par ses règles innombrables.

Elle brise l’ascenseur social en sapant l’école par dogmatisme égalitariste.

Je veux que la France se libère de ses chaînes.

Je suis persuadé que nous pouvons le faire et je suis convaincu que nous pouvons devenir la première puissance européenne d’ici 10 ans.

 

Pour cette présidentielle, les électeurs ont le choix entre quatre options, dont trois sont des impasses…

La première impasse est celle du repli sur soi et du retour en arrière.

Ce que proposent Mme Le Pen et M. Mélenchon, c’est de fermer les portes et les fenêtres, et de rallumer la bougie.

Ils déversent la litanie de leurs promesses illusoires : nouvelles dépenses à gogo, création d’emplois publics en pagaille, retraite à 60 ans, 32 heures, retour au franc.

Des promesses qui reposent toujours sur des solutions simplistes :

« Les riches paieront ». Ils omettent seulement de préciser que « les riches », ce sont plus ou moins tous les Français !

« L’Etat paiera » : mais l’Etat n’a pas d’autre ressource que celle de vos impôts !

« La dette y pourvoira » : mais la dette ce sont les impôts de nos enfants !

Avec Le Pen et Mélenchon, la France deviendra la Grèce en quelques mois.

M. Hamon nous vend quant à lui une France du farniente et de l’irresponsabilité.

Tous aux 32h et tous au revenu universel.

Et tant pis si pendant ce temps le monde entier se lève chaque matin, la rage au ventre, avec le désir de conquérir nos richesses, nos parts de marché.

Et puis il y a l’option du socialisme masqué que nous propose Emmanuel Macron. De moins en moins masqué puisque beaucoup de ses anciens camarades le rejoignent. S’ils le rejoignent, c’est qu’ils sont à l’aise avec lui et s’ils le sont c’est qu’ils se retrouvent dans son projet.

Ce projet aurait pu être écrit par François Hollande. Il n’y a là rien de surprenant puisque Macron a largement écrit celui de Hollande.

Les sujets qui nécessitent du courage et une colonne vertébrale, sont soigneusement mis sous le tapis.

Macron a les allures d’un golden boy rêvant d’une France hors sol.

Il ne croit pas, dit-il, qui il y ait une culture française, mais des cultures en France.

S’il n’y a pas de culture française alors qu’est ce qui nous relie, qu’est-ce qui nous rassemble, qu’est-ce qui transcende nos origines, nos religions, nos différences ? Comment éduquer nos enfants, comment intégrer les étrangers qui nous rejoignent s’il n’y a plus de culture française et si le passé est une repentance ?

Je discerne dans le projet d’Emmanuel Macron le souhait d’une société d’individus et non plus de citoyens, une société plastique, une société liquide.

La République, ca n’est pas cela !

La République c’est le résultat d’une volonté d’unir les différences, c’est la nécessité d’élever les individus au rang de citoyen, c’est la conviction que l’intérêt national est supérieur aux intérêts privés ou personnels.

Ma conception de la République, c’est celle de Clémenceau, de De Gaulle, de Philippe Séguin, mais aussi celle d’un homme comme Jean-Pierre Chevènement.

 

Mon projet est clair : c’est le redressement national.

Mon objectif économique reste le même: l’emploi, l’emploi et le plein emploi.

Contre le chômage, on a tout essayé, sauf ce qui marche.

Le travail en France est trop taxé. C’est le principal verrou à l’embauche et au développement économique de nos entreprises.

Si je suis élu, je baisserai dès le 1er juillet 2017 les cotisations salariales, ce qui augmentera le salaire.

J’allègerai les charges pesant sur les entreprises,

J’alignerai le taux d’IS sur celui des pays européens comparables,

Je supprimerai les taxes inutiles et complexes,

J’exonèrerai de charges sociales l’embauche d’un jeune en alternance,

Je mettrai un terme à l’utopie désastreuse des 35 heures en donnant aux salariés et aux entrepreneurs le pouvoir de négocier ce qui est bon pour eux.

Je repasserai nos fonctions publiques aux 39 heures pour pouvoir compter sur un Etat fort, un Etat qui ne croule pas sous les déficits, un Etat qui offre à ses agents publics des perspectives de carrière.

Notre code du travail est une barrière de 3400 pages.

Je veux refonder le code du travail autour d’une idée simple : n’y laisser que ce qui relève des normes sociales fondamentales, et renvoyer le reste à la négociation.

Le recours à l’auto-entrepreneuriat doit être facilité et le statut juridique de prestataire indépendant renforcé.

Il faut relever les seuils sociaux qui multiplient tant les contraintes pesant sur l’entreprise qu’elle préfère ne pas se développer plutôt que de franchir ces stades.

Sous ma présidence, les seuils sociaux aujourd’hui fixés à 10 salariés passeront à 20, ceux prévus à 50 passeront à 100 salariés.

Place au dialogue social, place au vrai référendum d’entreprise, place à la simplification des normes et des seuils : voilà ma logique qui est celle de la liberté et de l’efficacité.

La fiscalité du capital doit cesser d’être punitive.

Le capital doit être incité à financer l’économie.

Plutôt que faire des courbettes devant les fonds de pensions étrangers, je veux des fortunes françaises qui investissent en France, pour nos entreprises, pour nos emplois.

En mettant en place une flat tax à 30% sur les revenus du capital, la France rejoindra la moyenne européenne.

Tous les Français, à travers leur épargne, peuvent et doivent devenir investisseurs dans l’économie réelle. Cette épargne doit en particulier être consacrée à financer les PME et ETI. Ce sont elles qui créent des emplois en priorité.

C’est pourquoi je propose de réduire l’impôt sur le revenu de 30% du montant investi dans une PME dans la limite de 1 million d’euro, de favoriser le financement participatif, de faciliter la transmission des entreprises familiales.

Pour venir en aide aux agriculteurs qui sont étranglés de réglementations, je veux supprimer les normes supplémentaires que nos technocrates ont cru bon d’ajouter à celles qui sont d’origine européenne.

Voilà le sens de ma bataille pour l’emploi et la croissance !

 

Mes chers amis,

Pour que notre nation soit unie et forte, l’éducation nationale est une priorité.

Les évaluations internationales montrent que le niveau des jeunes Français chute ; notre système éducatif est dans le monde considéré comme moyen.

François Hollande s’était pourtant engagé sur la priorité à l’école. Qu’en reste-t-il, sinon l’échec de trois ministres successifs ?

Le premier, Vincent Peillon, a prétendu « refonder » l’école mais n’a su qu’imposer sans discussion la calamiteuse réforme des rythmes scolaires.

Le deuxième, Benoit Hamon, nommé au printemps 2014, a décroché avant la rentrée.

La troisième, Najat Vallaud Belkacem, n’a eu de cesse de mettre en cause le mérite et l’excellence dans le système éducatif.

Certes tous les trois ont invoqué « l’école de la République », mais ils ont en réalité systématiquement affaibli et cherché à déconstruire ce qui, dans le système éducatif français, fonctionnait convenablement.

Cette entreprise n’a épargné aucun domaine : les programmes de l’enseignement obligatoire ont été « allégés » et leur simple lecture est incompréhensible pour les parents, et même parfois pour les professeurs.

Les nouveaux programmes dhistoire négligent la chronologie et font l’impasse sur le « récit national » : ils ne permettent pas à nos enfants de se reconnaître dans une histoire et un destin commun.

La nouvelle grammaire désoriente les maîtres et les parents : une phrase se compose d’un sujet et d’un prédicat ! Savez-vous ce qu’est un prédicat ? Pas moi !

Alors que les élèves ont besoin de repères les encourageant à progresser, les ministres, hostiles par idéologie aux notes, ont supprimé les évaluations nationales de CE1 et CM2 qui permettaient aux parents de connaître la progression de leurs enfants et aux professeurs d’adapter leur pédagogie aux aptitudes des élèves.

Aujourd’hui professeurs, chefs d’établissement, inspecteurs qui ont choisi leur métier parce qu’il incarnait une haute idée du savoir sont découragés.

Découragés de recevoir des instructions fabriquées par une caste de pédagogues déconnectés.

Découragés de voir que les objectifs de mérite et d’excellence sont bannis de l’école.

Découragés de constater que le ministère leur impose une uniformité et une complexité administrative que l’on observe dans aucun autre pays d’Europe.

 

J’ai pour objectif de refaire du système éducatif français l’un des meilleurs du monde.

Dans notre Ecole, 20% des élèves sortent de CM2 sans avoir acquis les bases.

Est-il normal que les enfants de CM2 fassent en moyenne 18 fautes dans une dictée d’une dizaine de lignes ?

Est-il admissible que les résultats en mathématiques des élèves de CM1 classent la France vingt-huitième sur vingt-huit des Etats de l’Union européenne ?

Nous savons tous qu’un enfant qui ne sait pas lire en quittant l’école primaire est un enfant qui deviendra un adulte marginalisé et nous ne devons plus l’accepter.

 

C’est pourquoi je veux restituer à l’école maternelle son rôle de préparation à l’apprentissage de la lecture en lui donnant un objectif fort : celui de l’acquisition par les enfants d’un important vocabulaire.

Je veux faire commencer la scolarité obligatoire à cinq ans au lieu de six, de sorte que l’apprentissage de la lecture, avec des méthodes efficaces, débute plus tôt.

 

Je veux concentrer les trois quarts du temps de l’enseignement élémentaire sur le socle de connaissances : lecture, calcul, écriture, grandes dates et grands personnages de l’histoire de la Nation, géographie de la France et de ses régions.

Je veux supprimer les enseignements de langue et de culture d’origine qui différencient les enfants issus de l’immigration.

Je veux laisser aux collectivités territoriales la liberté de décider de l’organisation du temps scolaire.

A ce titre, elles pourront, si elles le souhaitent, revenir sur la réforme des rythmes scolaires.

 

Pour le collège, je veux abroger la réforme de Mme Vallaud-Belkacem, faire du brevet un diplôme sérieux certifiant l’acquisition du socle de connaissances.

Je veux organiser pendant la scolarité au collège trois séquences d’une semaine chacune de découverte des métiers et de l’apprentissage.

Parce que les élèves ne doivent pas se distinguer par leur tenue vestimentaire, parce qu’ils forment une communauté, je veux que les conseils d’école et les conseils d’administration des collèges définissent une tenue vestimentaire propre à l’établissement, un uniforme scolaire, comme cela se fait dans nombre de nos collèges d’outre-mer.

 

Ces jours-ci, des violences inadmissibles se sont déclenchées dans certains collèges et lycées.

Je dis aux chefs d’établissements et aux enseignants mon plein soutien. Ils sont en première ligne face à l’incivisme et à la brutalité de certains élèves qui se prennent pour des caïds.

A l’époque, nous avions pris des mesures pour la sécurité des établissements, mais ce gouvernement a tout balayé d’un revers de main. Il faudra y revenir.

La sécurisation des entrées des lycées, avec sas d’entrée et vidéo-protection.

La responsabilisation des parents par la suspension des allocations, si nécessaire. Cela fonctionnait. La gauche y a renoncé.

La mise en place d’établissements de réinsertion scolaire pour les élèves les plus perturbateurs. Ça marchait, mais la gauche, par idéologie, les a supprimés.

Je veux que les élèves qui sont exclus définitivement par le conseil de discipline, soient inscrits dans des établissements adaptés afin qu’ils modifient leur comportement et se remettent sur la voie des apprentissages scolaires fondamentaux.

Parce que l’instruction est gratuite et obligatoire, les familles qui s’opposent à l’instruction obligatoire, celles qui ne veillent pas à la fréquentation régulière et assidue des cours par leurs enfants, seront sanctionnées.

La loi prévoira, à nouveau, pour elles la suspension des allocations de rentrée, des allocations familiales ou des bourses.

 

Au lycée, je veux que les élèves préparent dans les meilleures conditions possibles la transition vers l’enseignement supérieur et vers l’avenir professionnel.

Il faut donner une qualification aux jeunes et lutter contre le décrochage.

Il faut aussi mettre un terme au gâchis constitué par l’échec en première année d’université de 50% des étudiants, largement en raison d’un processus d’orientation non maîtrisé.

C’est pourquoi il faut permettre à chaque élève de première et de terminale de se concentrer davantage sur les matières qui le prépareront le mieux à la suite de son parcours.

Je veux revaloriser le baccalauréat en réduisant à 4 le nombre d’épreuves et en renforçant les exigences de chacune d’entre elles pour permettre une bonne orientation et la réussite dans l’enseignement supérieur.

Les universités devront faire connaître aux lycéens, pour leurs différents parcours de licence, les épreuves qu’elles recommandent de choisir au baccalauréat.

Je veux qu’elles communiquent aux familles, lorsque les jeunes s’inscrivent en faculté, les taux d’insertion professionnelle de chaque filière qu’elles proposent.

Les universités pourront alors dans les filières dites en tension, où se présente un très grand nombre de candidats, non pas recevoir des élèves tirés au sort par les ordinateurs de l’application « APB », mais retenir ceux qui se sont préparés dès le lycée à la voie d’enseignement supérieur pour laquelle ils postulent et qui ont l’envie et le talent nécessaires pour réussir.

 

Je souhaite aussi revoir l’organisation de l’Education nationale.

Je veux moins de hiérarchies, moins de bureaucratie, moins de directives pour tout et n’importe quoi.

Les enseignants connaissent leur métier et leurs élèves.

Je supprimerai le Conseil supérieur des programmes créé par la gauche, parce que ses choix et son idéologie ont contribué à l’affaiblissement de notre système éducatif.

Je revaloriserai les traitements des enseignants en tenant compte de leur mérite et en leur demandant d’être plus présents dans l’établissement.

Je veux que l’on fasse enfin confiance au dynamisme, à la compétence des équipes d’établissement qui doivent être motivées par un projet ambitieux pour leurs élèves.

Je confierai progressivement aux chefs d’établissement du second degré le choix de de leurs personnels.

Pour mieux écouter les parents, je ferai élire au sein du conseil d’administration des établissements scolaires un vice-président parent d’élève.

 

Parallèlement, j’encouragerai la création d’une nouvelle catégorie d’établissements scolaires.

Dans les zones de revitalisation rurale et les zones urbaines sensibles, l’Etat soutiendra la création d’établissements publics ou privés indépendants et innovants.

J’ai visité en novembre une école d’« Espérance banlieue » à Asnières, et j’ai constaté l’aide apportée aux familles le plus en difficulté par des établissements fondés sur la liberté, la discipline et l’attention extrême portée aux élèves.

Ces écoles permettent de scolariser des enfants qui étaient harcelés, des enfants ayant un trouble de l’attention, des enfants issus de l’immigration et qui croient au mérite, des enfants en total échec scolaire dans le système traditionnel.

Ces écoles ne sont aujourd’hui pas aidées. Eh bien, l’Etat ne devra plus s’opposer à cette nouvelle offre éducative issue de la société civile ; il devra leur faciliter la tâche et les aider

 

Enfin, notre système éducatif doit relever le défi du chômage des jeunes.

Il faut une mobilisation nationale des parents, des entreprises, des professeurs et des régions pour revaloriser et développer l’apprentissage dès l’âge de 15 ans.

En Allemagne 16% des jeunes de 16 à 24 ans sont apprentis, en France 5%. En Allemagne, 7% des jeunes sont au chômage, en France 25%.

Je veux aussi faire de l’enseignement professionnel une vraie voie d’excellence. C’est pourquoi j’ai prévu de le confier aux régions.

Les régions sauront organiser une plus grande cohérence entre les lieux de formation (lycées professionnels, agricoles, maritimes et centres d’apprentissage) et les bassins d’emploi.

Les régions sont plus qualifiées que les rectorats pour adapter rapidement le système de formation aux débouchés professionnels et mieux préparer les jeunes à s’insérer dans la vie active.

Les diplômes de l’enseignement professionnel resteront nationaux mais les régions auront la possibilité, pour une part de 20% du diplôme, de définir des adaptations en corrélation avec les besoins économiques.

Voilà notre ambition pour notre éducation nationale.

 

Et puis, il y a le pilier de la famille, que la gauche et ses élites ont si longtemps ridiculisé et jugé démodé.

La famille, nous la défendrons !

Je relèverai le quotient familial qui permet d’alléger l’impôt de tous ceux qui ont charge d’enfant. J’entends favoriser les donations aux enfants pour développer la solidarité intergénérationnelle et donner aux jeunes les moyens de se lancer dans la vie.

Pour les familles qui ont un enfant handicapé, tout doit être fait pour assumer une scolarisation normale, parmi les autres enfants.

 

Mes amis,

J’avais parlé du risque de guerre civile il y a quelques jours, pour décrire les scènes de violences dans certains quartiers de France.

Le chœur des gardiens du politiquement correct s’est immédiatement déchaîné. Il devrait mettre la même énergie à s’indigner de l’insécurité imposée à ceux de nos concitoyens qui vivent dans les quartiers.

Le vrai scandale n’est pas de parler de risque de guerre civile, c’est de voir ces vitrines brisées, ces commerces saccagés, ces équipements publics ravagés, ces affrontements entre des voyous cagoulés et les forces de l’ordre.

Le scandale, c’est de voir la pression salafiste s’étendre dans nos banlieues, remettant en cause l’égalité homme-femme, développant l’antisémitisme.

Disons les choses, l’Islam radical est en train de gangréner une partie de nos concitoyens musulmans. Cet Islam radical nous défie, il défie nos valeurs communes. Je ne laisserai pas faire !

Je veux un strict contrôle administratif du culte musulman tant que son ancrage dans la République ne sera pas achevé.

Je veux la dissolution immédiate de tous les mouvements qui se réclament du « salafisme » ou des frères musulmans.

Restaurer l’ordre et la sécurité, c’est une question de justice et d’unité nationale.

Je veux que les voyous soient sanctionnés et les peines exécutées. Pour cela, je relancerai la construction de 16.000 places de prison.

Je mettrai fin à la quasi-automaticité des remises et aménagements des peines de prison.

Les peines-planchers automatiques doivent être rétablies afin que la récidive soit plus lourdement condamnée.

Il est temps aussi de réaliser que la délinquance a changé de forme, et que la majorité pénale à 18 ans permet à trop de délinquants de narguer la justice. C’est pourquoi nous abaisserons la majorité pénale à 16 ans.

Nous devons honneur et respect à ces 10 000 policiers, gendarmes, pompiers aussi, qui sont blessés chaque année et à la dizaine d’entre eux qui trouvent la mort.

Nous devons faire plus encore, en les aidant à accomplir leur mission au quotidien : je veux renforcer et moderniser leurs moyens, les décharger de leurs tâches administratives, remettre sur le terrain policiers et gendarmes, renforcer et généraliser les polices municipales.

 

Le redressement national passera aussi par la renaissance du projet européen. Car dans un monde de 7 milliards d’habitants, nous avons besoin d’une Europe unie pour défendre au mieux nos intérêts.

Ne soyons pas naïfs, la Chine, les Etats-Unis, la Russie jouent d’abord et avant tout leur propre partition. Ils présentent d’immenses blocs œuvrant dans l’intérêt de leurs populations.

La France est grande, mais elle ne représente que 1% de la population mondiale. Mieux vaut ajouter nos forces à celles des autres 440 millions d’Européens.

Mais pour que l’Europe soit forte, il faut la réorganiser. Assez de technocratie, assez de consensus mou. Il faut lui fixer des priorités stratégiques et renvoyer le reste aux nations.

Pour faire cela, il faut un leadership français ; et pour que ce leadership soit respecté, il faut une France puissante et un président de la République qui est capable de tenir les rênes.

Moi, j’y suis prêt.

 

Mes amis, l’élection présidentielle est une rencontre entre un homme et son pays.

Ces dernières semaines, on a mis à l’épreuve ma vie.

On la décortique, on cherche le moindre faux pas, le moindre scoop.

Je dis aux Français : jugez -moi sur mon parcours.

Je n’ai pas fait les grandes écoles, je n’ai pas été banquier, j’ai donné 36 ans de vie publique à ma ville, à mon département, à ma région, à la France ; 36 ans à parcourir nos villages et nos villes ; 36 ans de rencontres avec les Français, face à leurs espoirs et leurs colères ; 36 ans de projets, d’idées, d’affrontements intellectuels.

36 ans de combat, avec des victoires, avec des défaites. J’ai connu les salles pleines et la solitude des préaux d’Ecole, en compagnie d’une poignée de militants.

J’ai assumé les plus hautes fonctions, croisé les grands de ce monde, mais je sais aussi la détresse de mes compatriotes qui me sollicitaient et que j’aidais au mieux que je le pouvais.

Je viens de loin, je suis un patriote qui a donné le meilleur de lui-même, je suis comme ces combattants balafrés qui n’ont pas appris la vie dans des livres.

J’ai pu faire des erreurs, mais qui n’en a pas fait ? Ceux qui n’ont jamais fait d’erreurs ne sont pas nécessairement les êtres les plus justes et les plus solides.

On ne devient pas président sans avoir été attaqué, injurié, écorché par ses adversaires : de Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy… Tous furent des cibles mais, je l’ai dit, ce qui ne tue pas rend plus fort.

Et c’est grâce à cette force intérieure qu’ils purent assumer la conduite de la France, la 5ème puissance du monde. Cette force, je l’ai en moi et je suis plus que prêt à l’utiliser au service de mon pays.

L’heure est importante pour la France.

J’invite tous les Français qui veulent une France libre à me rejoindre.

Je donne et je donnerai tout dans cette campagne, toute ma volonté, tout mon courage, toutes mes forces.

Vous le verrez, avec vous, je battrai tous les scénarios que certains prétendent écrits d’avance. Vous verrez que le peuple Français est, dans ses profondeurs, à nos côtés.

Il rejettera l’immobilisme des socialistes, il repoussera les zigzags du macronisme, il écartera la faillite des extrémistes.

Ce jour-là, on se souviendra de Besançon, on se souviendra de vous, de votre courage, de votre détermination ; ils se souviendront que, tous ensemble, nous avions cette incroyable volonté de vaincre, pour la République et pour la France.