Fillon 2017

Culture

La culture est le socle de notre identité et aussi de l’influence française dans le monde. Plus que jamais, elle constitue l’ultime rempart contre la barbarie qui nous frappe, mais aussi contre la précarité de nos territoires les plus touchés par la crise.

Or, la fracture culturelle est forte entre les initiés et les autres, entre Paris et le reste de la France, notamment pour les jeunes qui ont parfois l’impression d’être les délaissés de la culture. Car seule la culture permet à l’homme de construire son identité, de comprendre le monde qui nous entoure et de s’adapter à un monde en perpétuel changement. Avec la maîtrise de la langue française et la connaissance de l’histoire, la culture constitue le pilier de notre identité, mais aussi de l’intégration des nouveaux arrivants.

Je veux mettre au cœur de mon projet pour la France une politique culturelle forte, assumant des priorités claires, en lançant des réformes autour desquelles les citoyens, les associations, les collectivités territoriales et l’ensemble des acteurs du secteur seront appelés à se mobiliser. Les objectifs en sont à la fois l’accomplissement de soi autour d’une cohésion nationale retrouvée, l’adaptation au monde de demain et le rayonnement de notre culture à travers le monde.

Les propositions
Réduire la fracture culturelle
  • 1
    Conforter la place de l’éducation aux arts et à la culture dans les programmes d’enseignement, en articulant mieux enseignement culturel et histoire générale, et en renforçant la place de l’histoire de l’art dans l’enseignement de l’histoire générale. Développer la conscience d’appartenir à cette civilisation singulière et brillante qu’est la civilisation européenne.
  • 2
    Développer une offre artistique dans tous les établissements scolaires, notamment la pratique musicale collective.
  • 3
    Mettre en place un "plan musée" au profit des territoires pour mieux valoriser les collections en accompagnant les musées pour les faire entrer dans l’ère numérique.
  • 4
    Mettre en place un plan « patrimoine pour tous » qui consacre 2 milliards d’euros sur 5 ans, soit 400 millions par an en moyenne, à la restauration des monuments et objets d'art.
  • 5
    Elargir les missions de la Fondation du Patrimoine pour fédérer tous les acteurs. Renforcer ses moyens par le reversement de la moitié des recettes de la publicité sur les bâches des monuments historiques.
  • 6
    Mobiliser tous les établissements culturels nationaux, qui devront développer systématiquement des actions sur tous les territoires, conformément à leur mission nationale, et pour tous les publics notamment les personnes atteintes d’un handicap.
  • 7
    Inciter les Fonds Régionaux d’Art Contemporain, en liaison avec les collectivités locales, à exposer davantage leurs 20 000 œuvres dans les lieux publics et à une plus grande transparence dans le cadre des nouvelles acquisitions.
  • 8
    Élargir les heures d’ouverture des établissements culturels en y consacrant les moyens nécessaires, en développant le bénévolat qui est un élément essentiel de l’action culturelle en milieu rural et « rurbain » et en mettant à contribution les ressources constituées par les jeunes ayant opté pour un service civique culturel.
  • 9
    Soutenir la préservation du réseau de librairies indépendantes, aux côtés des collectivités locales. Les librairies indépendantes sont les poumons culturels des centres villes ou des quartiers.
  • 10
    Optimiser l’offre de l’audiovisuel public en lançant dès le début du mandat une mission de réflexion sur l’évolution des usages et l’adaptation de l’offre du service public aux nouveaux moyens de diffusion qu’entraîne la révolution numérique : applications, replays, téléchargements via ordinateurs, tablettes, téléphone, consoles, montres, etc.
Soutenir la création française
  • 11
    Préserver au niveau européen, la notion d’« exception culturelle ».
  • 12
    Préserver la rémunération de la création à travers le système français du droit d’auteur en confortant l’Hadopi et en luttant efficacement contre la contrefaçon commerciale des œuvres musicales, littéraires ou audiovisuelles. Une réflexion plus large pour la protection des droits individuels à l’ère du numérique devra nourrir l’évolution de l’Hadopi.
  • 13
    Préserver le régime des intermittents du spectacle, en luttant contre les abus, en excluant toute forme d'emploi permanent, et en réservant son bénéfice aux artistes et techniciens qui collaborent à des œuvres de création originale dont la fabrication ou l’exécution est limitée dans le temps.
  • 14
    Accompagner l’ouverture de pépinières d’artistes et de créateurs d'entreprises culturelles sur le territoire avec les collectivités locales, pour amorcer le développement professionnel de leurs projets.
  • 15
    Diversifier les modes de financement de la création en soutenant le recours au mécénat, le lancement de souscriptions, les partenariats public/privé, et le financement participatif.
  • 16
    Appliquer le principe d’un nombre minimum de représentations à tous les spectacles subventionnés.
Faire de nos atouts culturels un vecteur de développement et de rayonnement
  • 17
    Lancer un grand projet européen, au service des chefs d'œuvre de l'Europe et de l'identité européenne. Il s'agira de créer, à Strasbourg, un lieu qui rassemble, dans une présentation régulièrement renouvelée, des œuvres d'art en provenance des grands musées européens, témoignant de la richesse et de la diversité de l'histoire de l'art en Europe, et de la force de ses artistes. Vitrine des chefs d'œuvre de l'Europe, mais aussi fonds européen d'acquisition d'œuvres d'art, il permettra d'acquérir les œuvres majeures qui, aujourd'hui, faute de moyens suffisants dans les Etats, sont dispersées dans le monde entier.
  • 18
    Faire de la France la championne des industries de l’image, en proposant, au plus haut niveau européen, une initiative en faveur des futurs « Airbus » de l’audiovisuel, du numérique et des nouvelles technologies.
  • 19
    Optimiser les atouts dont dispose la France en matière d’effets spéciaux et de cinéma d’animation en adaptant le crédit d’impôt afin d’attirer les tournages des films étrangers en France, dans le cadre d’une expérimentation sur 3 ans.
  • 20
    Agir pour le rayonnement de la France, en faisant de l'audiovisuel extérieur une entité au service de l’influence de la France dans le monde et de la francophonie, partie intégrante de notre diplomatie culturelle.